--J'ai passé brusquement des missions à l'enseignement. Mon supérieur avait été en relations avec Monsieur Floche, et m'a désigné pour les fonctions que je remplis présentement; non, avant de venir ici je ne connaissais ni mon élève ni ses parents.

--De sorte que vous ignorez quels événements ont brusquement poussé Monsieur Floche à quitter Paris il y a quelque quinze ans, au moment qu'il allait entrer à l'Institut.

--Revers de fortune, grommela-t-il.

--Et quoi! Monsieur et Madame Floche vivraient ici aux crochets des Saint-Auréol!

--Mais non, mais non, fit-il impatienté; ce sont les Saint-Auréols qui sont ruinés ou presque; toutefois la Quartfourche leur appartient; les Floche, qui sont dans une situation aisée, habitent avec eux pour les aider; ils subviennent au train de maison et permettent ainsi aux Saint-Auréol de conserver la Quartfourche, qui doit revenir plus tard à Casimir; c'est je crois tout ce que l'enfant peut espérer...

--La belle-fille est sans fortune?

--Quelle belle-fille? La mère de Casimir n'est pas la bru, c'est la propre fille des Saint-Auréol.

--Mais alors, le nom de l'enfant? --Il feignit de ne point comprendre.-- Ne s'appelle-t-il pas Casimir de Saint-Auréol?

--Vous croyez! dit-il ironiquement. Eh bien! il faut supposer que Mademoiselle de Saint-Auréol aura épousé quelque cousin du même nom.

--Fort bien! fis-je, comprenant à demi, hésitant pourtant à conclure. Il avait achevé de brosser sa soutane; un pied sur le rebord de la fenêtre il flanquait de grands coups de mouchoir pour épousseter ses souliers. --Et vous la connaissez... Mademoiselle de Saint-Auréol?