[44] Jean-Baptiste Le Comte, chevalier, marquis de La Tresne. Il comptait parmi ses ancêtres une femme de grand esprit qui, lors du passage de Louis XIV en Guyenne, fit la conquête du duc de Bourgogne. Ce prince ayant dit à Mme de La Tresne qu’il se plaisait tant à Bordeaux qu’il ne partirait pas tant qu’il pleuvrait, cette dame composa des vers que le comte d’Ayen mit en musique et que tout le monde chantait. (Voyage du duc de Richelieu à Bayonne, par Raymond Céleste, p. XXIX.)

[45] M. de Raoul a laissé deux manuscrits d’un rare intérêt: 1o un sottisier contenant quelques pièces émanant de plumes bordelaises; 2o une revue, sous forme de dictionnaire, des personnages de marque ayant vécu à la fin du XVIIe siècle et au commencement du XVIIIe. Ils appartiennent à M. Édouard Feret qui, avec beaucoup de complaisance, les a mis à notre disposition.

[46] Sottisier de Raoul.

[47] Mémoires de Saint-Simon, année 1704, chap. X.

[48] Confessions de J.-J. Rousseau, livre IX, 2e partie, année 1756.

[49] Correspondance de Voltaire, édition Beuchot, vol. LI, p. 467.

[50] Il existe, au château de La Brède, dans la chambre du président, un portrait de la duchesse d’Aiguillon.

[51] Jusqu’à la Révolution, les Annonces-Affiches contiennent, dans chaque numéro, des offres et des demandes de cette nature.

[52] Montesquieu avait un accent formidable. Il disait: «C’est grand dommagé: qué dé génie dans cette têté-là!» D’Argenson assure qu’il trouvait au-dessous de lui de rien changer à sa prononciation. (Loisirs d’un ministre. Liège, 1777, II, p. 63.)

[53] C’étaient les professeurs du temps. M. de Raoul fait d’eux un portrait assez piquant: Pierre Tanesse, déclare-t-il, connaissait par cœur le texte de toutes les lois, mais ne savait point les appliquer. Son fils, Étienne, appelé en 1704 aux honneurs de la Jurade, brillait surtout comme buveur. Quant à Jacques Albessard, tour à tour greffier au Sénéchal de Fronsac, précepteur chez un cordonnier de la rue Sainte-Catherine, puis avocat et docteur, il n’avait pas trouvé le secret de plaire à ses confrères du Barreau qui s’égayaient parfois à ses dépens. L’un d’eux composa sur lui une pièce de vers qui débutait de la façon suivante: