[34] La Cour des Aides réclamait le droit de statuer elle-même sur le sort de ses officiers, en matière criminelle, et de soumettre au Grand Conseil leurs litiges civils. La question valait la peine d’un débat; mais des futilités poussaient parfois les deux Compagnies à entrer en lutte. C’est ce qui arriva en 1723. Les présidents à mortier ayant contracté l’habitude de s’agenouiller, à l’église, sur des carreaux de velours, Messieurs de la Cour des Aides émirent la prétention d’avoir des carreaux pareils; c’est Montesquieu, alors à Paris, qui fut chargé de soutenir les droits de ses collègues du palais de l’Ombrière. (Archives départementales. C. 3622.)
[35] Discours prononcé à la Saint-Yves de 1758.—Ce document figure dans les papiers inédits de MM. de Lamothe, auxquels nous ferons de fréquents emprunts. Nous en devons la communication à la courtoisie de M. Pierre Meller qui, avec sa rare compétence, a su en mettre en lumière le haut intérêt.
[36] Les Registres secrets du Parlement font connaître que, pour suivre cette affaire, Jean-Jacques Bel passa vingt-six mois à Paris. La Cour des Aides envoya également un député qui, suivant toutes vraisemblances, devait être Barbot. Une déclaration royale du 1er septembre 1734 régla enfin le litige.—Jean-Jacques Bel était le mandataire habituel du Parlement, car on le retrouve à Paris, en 1738, soutenant ses intérêts dans un conflit avec la Jurade. Il logeait alors rue du Gros-Chenet, en y entrant du côté de la rue de Cléry. Le président Le Berthon, qui entretenait avec lui une correspondance régulière, lui écrit à la date du 12 juillet 1738: «Vous ne me dites rien de votre santé. Ainsy, je la croy telle que je la désire. Ménagez-la, Monsieur, pour vous, pour le public et pour vos amis.» (Bibliothèque de la Ville: Collection Delpit.)
[37] La maison de Lalanne était originaire de Saint-Justin, «lieu assez incognu des Lannes». L’un de ses membres fut nommé, par Henri IV, garde des sceaux de France: il mourut avant d’avoir pris possession de son poste. Au dix-septième siècle, cette famille possédait, par elle-même ou par ses alliés, de nombreuses terres en Guyenne: la vicomté de Pommiers, le marquisat d’Uzeste, les baronnies de Roaillan, de Villandraut, de Roquetaillade, etc. L’ami de Mme Duplessy était Jean-Baptiste de Lalanne, marquis d’Uzeste, baron de Roaillan, seigneur de Tustal et autres lieux.
[38] On l’avait surnommé le Visionnaire.
[39] Archives municipales: Lettres missives.
[40] Tous les ans, rapporte M. Raymond Céleste, il expédiait au maréchal de Richelieu un pâté de quatre perdrix rouges sortant, non plus de ses fourneaux, mais de l’officine du plus habile praticien de Périgueux, Villereynier de la Gâtine. (Voyage du maréchal de Richelieu à Bayonne, par Raymond Céleste, p. CXV.)
[41] Antoine de Gascq, l’un des fondateurs de l’Académie et son premier directeur.
[42] Jean-Baptiste de Caupos, vicomte de Biscarosse et de Castillon, baron de Lacanau.—Voir la Biographie de Feret.
[43] Rue du Puits-Baigne-Cap. Laboubée rapporte que c’est chez lui que se tinrent les conférences qui précédèrent la création de l’Académie.