[133] Archives départementales, C. 2297 et 2298.
[134] «Voilà, depuis quinze jours, huit grosses banqueroutes à Bordeaux, dont la moindre est de cinq cent mille livres. Il n’y a bientôt plus ni blé, ni argent, ni hommes.» (Journal du marquis d’Argenson, édition Rathery, V, p. 202, 376, 411.)—Cette triste situation n’empêcha point le ministère de frapper la province d’une nouvelle imposition de 160,000 livres pour se faire rembourser le prix de grains achetés, mais non parvenus à destination.
[135] Registres secrets, sous la date du 16 février 1748.
[136] Revue historique, 1891, p. 286.
[137] Archives départementales, C. 1399.
[138] Correspondance de MM. de Lamothe.
[139] Archives départementales, C. 1399.—Les dépêches qui figurent dans cette liasse ne furent certainement pas les seules échangées entre l’intendant et les ministres. Il y a tout lieu de croire que M. de Tourny a dû écrire également des billets confidentiels dont il n’a eu garde de laisser des copies dans ses cartons.
[140] Mémoires de Mme de Motteville, édition Riaux, I, p. 179.
[141] Conseiller de Grand’Chambre au Parlement de Paris, l’abbé Pucelle, qui est resté célèbre par une chanson des Dames de la Halle, exerça, pendant trente ans, une influence considérable sur ses collègues et sur les masses.
[142] «Le Parlement se fonde sur ce que le roi avoit promis de faire cesser cette imposition trois mois après la paix. Voilà une révolte formelle, que fera-t-on? Des punitions sans doute, des troupes en Guyenne, un commandant, des veniat pour les officiers du Parlement, des exils, les foudres du despotisme... Mais qu’on y prenne garde, cette démarche insolente ne commence pas sans qu’on ait médité sur ses suites de la part de ceux qui la font. Cela pourroit être suivi d’une révolte populaire, car ici le Parlement ne parle pas pour ses droits et pour ses hautaines prérogatives, mais pour le peuple qui gémit de la misère et des impôts.» (Journal du marquis d’Argenson, édition Rathery, V, p. 410.)