[163] Journal de Barbier, édition Charpentier, VI, pp. 337, 341, 342.
[164] La Compagnie avait suspendu le service le 16 juin 1756. Mise en demeure de le reprendre, elle répondit, le 24 août, qu’elle n’en ferait rien tant qu’on n’aurait pas rendu à la liberté les magistrats proscrits et ceux «qui étoient retenus dans une espèce de réat à la suite du Conseil du roi». Ce n’est qu’à la fin de septembre, après la soumission du ministère, que Messieurs rentrèrent au Palais. La Gazette de Hollande—numéro du 24 septembre 1756—applaudit à ce dénouement en termes flatteurs pour le Parlement de Guyenne.
[165] Journal de Barbier, édition Charpentier, VII, p. 9.
[166] Correspondance de Mme Duplessy.
[167] Correspondance de MM. de Lamothe.
[168] Archives départementales, C. 2404.
[169] Le nouveau théâtre fut construit en bois. «La salle de spectacle, écrit M. de Lamothe, est au bout des Récollets, sur la main droite, avant que de sortir par la place Dauphine. Elle occupe toute la largeur de la rue de la Corderie et s’étend depuis l’alignement des maisons sur la façade jusqu’au bord le plus reculé de la première tour qui est presque d’abord après le mot rue. Jusque-là, c’est un massif de bâtiments. Ensuite, depuis cette tour jusqu’à une ligne près de la seconde, ce sont des appartenances de la salle.»
[170] Les commandants de province étaient chargés de remplacer les gouverneurs qui, le plus souvent, résidaient à Versailles. A cet effet, ils étaient investis des mêmes droits et des mêmes prérogatives que le grand seigneur dont, en fait, ils exerçaient la fonction. Le commandant de la Guyenne siégeait au Parlement entre le premier et le deuxième président, et recevait vingt-quatre mille livres d’émoluments.—La province sous l’ancien régime, par Alfred Babeau, I, pp. 313 et 318.
[171] Mémoires du duc de Luynes, VII, p. 200.
[172] M. d’Hérouville arriva à Bordeaux le 19 juin 1755. Parmi les honneurs dont on le gratifia, figurait une représentation au Collège de Guyenne à laquelle assistèrent les jurats, le grand sénéchal et de nombreuses personnes appartenant à la noblesse, à l’Université et au Barreau. Le commandant n’ayant pu s’y rendre, les orateurs récitèrent leurs discours de bienvenue en face «du fauteuil de vellours cramoisy sur lequel M. le comte d’Hérouville se seroit placé s’il avoit été présent.» (Registres de la Jurade, BB. 1755.)