[253] Mémoires de Marmontel, édition Barrière, p. 269.

[254] Collection Delpit: lettre des frères Labottière.

[255] Note de Laboubée.

[256] Jean-Charles de Lavie, chevalier, comte de Belhade, baron de Nontron, du Bourdeix, de La Roque du Taillan et autres lieux, naquit à Bordeaux le 23 septembre 1694. Il fut élu à l’Académie le 22 juillet 1738.—La maison de Lavie comptait, depuis deux siècles, toute une lignée de parlementaires. Bernard de Lavie, bisaïeul de Jean-Charles, occupait la charge de premier président à Pau. Son aïeul, Thibaut de Lavie, qui joua, durant la Fronde, un rôle des plus actifs, fut, par une faveur sans exemple, premier président à Pau en même temps qu’avocat général à Bordeaux.

[257] L’ouvrage porta d’abord ce titre: Abrégé de la république de Bodin.

[258] Les attaques ne furent pas épargnées à Jean-Charles de Lavie. Plagiaire de Montesquieu, pour quelques-uns, il fut regardé, par d’autres, comme son détracteur. Accusations contradictoires également injustes. Discutant sur le droit public, Lavie suivait le même chemin que son illustre devancier. Les rencontres ne pouvaient qu’être fréquentes: elles furent toujours loyales. Quant au reproche de dénigrement, il y a lieu de s’en étonner. Lavie n’abdique point son droit de critique, mais il en use avec une déférence d’où l’admiration n’est pas exclue: Bodin, déclare-t-il, est plus abondant en faits et en maximes puisées dans les anciens auteurs qu’élevé dans ses réflexions; Montesquieu est riche de son propre fonds: l’un écrit, l’autre pense.

[259] Année littéraire, 1764, II, p. 315.—Une étude comparative des Corps politiques et de l’Esprit des lois serait d’autant plus curieuse que Charles de Lavie et Montesquieu vécurent dans le même monde et, suivant toutes vraisemblances, entretinrent ensemble des rapports fréquents. Il est étrange qu’aucun des biographes du châtelain de La Brède n’ait songé à opérer un rapprochement entre les œuvres des deux écrivains.

[260] Lettre de Dupaty à Voltaire par laquelle il lui recommande son ami de Lavie. «Son père, dit-il, doit vous être connu. C’est à lui que la République des lettres doit une refonte de Bodin et des réflexions sur la vie de Plutarque...» Voltaire mentionne la visite de M. de Lavie dans une lettre du 15 octobre 1776.

[261] Archives de la Cour d’appel: dossier de la Commission militaire.

[262] M. de Ségur figure, sur les notes de Vernet, pour une toile de douze cents livres; M. Journu, pour quatre marines; le marquis de Saint-Marc, pour un sujet gracieux en marine ou en paysage; le riche M. Imbert, pour trois tableaux; Mme d’Egmont, pour trois tableaux aussi, dont un petit représentant un clair de lune, etc.