[427] Un avocat, du nom de Cailhavet, fut la cause de cette dispute que marquèrent les péripéties les plus curieuses. Elle ne prit fin qu’après une menace adressée par le garde des sceaux d’incorporer les récalcitrants dans les patrouilles de la ville.
[428] Le débat avait été fort vif. Me Buhan parla dans le même sens que Me Polverel. Me de Sèze, dans une remarquable harangue rapportée par Henri Chauvot, soutint l’opinion contraire, malgré son attachement à une magistrature, «entourée du respect des peuples, qui avoit toutes ses sympathies.» (Le Barreau de Bordeaux, p. 47.)
[429] Détail intéressant: on avait supprimé les épices, mais on maintenait les taxes au clerc du rapporteur... Un changement de nom; mais la redevance restait la même.
[430] Le chancelier Maupeou et les Parlements, p. 482.—En dehors des droits en question, le ressort de Bordeaux devait payer chaque année 274,700 fr., soit pour gages, soit pour annuités: on était loin des 40,000 livres d’épices.
[431] On peut dire que jusqu’à la Révolution, le Barreau bordelais resta uni au Parlement. En 1785, il faisait, en l’honneur de la Compagnie judiciaire, une manifestation éclatante à la suite de laquelle les deux syndics, MMes Plassan et Buhan, furent exilés, l’un à Mézin, l’autre à Mont-de-Marsan. (Le Barreau bordelais, par H. Chauvot, p. 69.)
[432] M. Le Berthon, comme beaucoup de ses collègues, appartenait à la franc-maçonnerie. Il était vénérable d’honneur perpétuel de la loge de Saint-Jean, connue sous le titre de la Française élue Écossaise. Le vénérable en exercice était le comte de Béarn, capitaine de haut bord et lieutenant de maire, et l’ex-maître était M. Le Berthon de Virelade, président à mortier. (Les Loges maçonniques de l’Angoumois, de la Saintonge et de l’Aunis, par Jules Pellisson, p. 24.)
[433] Durant l’exécution des travaux, le Béquet fut transformé en lieu de pèlerinage où défila tour à tour la population entière.
[434] Elle mourut à Bagnères en août 1774.
[435] C’est l’indication fournie par Mme Duplessy. Quelques-uns des exilés, pressés par le besoin ou cédant aux menaces, avaient consenti à se laisser liquider, c’est-à-dire à recevoir le prix de leur charge, moyennant la remise de leur démission. Les esprits étaient si montés qu’on leur fit un grief d’une décision à laquelle la plupart n’avaient pu se soustraire, et qu’on les traita d’une façon presque aussi cruelle que les simples Restants.
[436] C’est sur les conseils de M. Le Berthon que Gensonné se décida à embrasser la carrière du Barreau. (Le Barreau de Bordeaux, par Henri Chauvot, p. 166.)