Ils décidèrent donc de se blottir derrière un tas de petits pois. Quillembois s'était rappelé que, tous les matins, on secouait le tapis de la table par la fenêtre; il pensa que, s'ils avaient le bonheur de ne pas être vus au moment où on rangerait les jouets épars sur la table, ils courraient la chance d'être jetés ensemble dans le jardin, avec les petits pois, les mies de pain et autres détritus.
Les événements se passèrent bien ainsi que les avait prévus le petit soldat. Mais, tandis que la bergère tombait au pied du mur de la maison, Quillembois fut jeté beaucoup plus loin: il tomba d'abord sur un arbuste pour dégringoler ensuite dans un gros chou.
Un peu étourdi par sa chute, il essayait de se remettre d'aplomb, mais, dans ce mouvement, il glissa malencontreusement entre deux feuilles et, malgré tous les efforts qu'il fit, il ne put se dégager de leur étreinte.