Lorsqu'il eut épuisé toutes ses larmes et qu'il ne fut plus qu'un petit morceau de bois sec et ratatiné, Quillembois voulut s'éloigner pour toujours du lieu de son malheur.
Entre l'extrême bord du rayon sur lequel il se trouvait et la porte de l'armoire, il existait un vide assez grand pour qu'il pût y passer. Quillembois se rappelait avoir vu, sur la planchette inférieure, des livres et des plumiers. Il espérait qu'au milieu d'eux il pourrait peut-être vivre ignoré et se refaire une existence calme et paisible, comme celle d'un vieux savant.
Il abandonna donc son refuge, s'approcha du bord du rayon et se laissa tomber au hasard.