Yama, montagne.

Chasseur de profession, voleur de métier.

Ancien keraï du daïmyo, chassé par son maître, devenu ronin par conséquent, et se livrant au brigandage.

Ce meurtrier n'est autre qu'un homme de la bande de Nagoheï: 2e tableau de l'acte Ier et 1er tableau de l'acte II.

On verra, à l'acte IV, qu'à ce moment le daïmyo venait de partir pour Kyoto, ce qui favorisait les projets de sa belle-mère.

Personnage ayant déjà figuré au 1er acte dans le 2e et le 3e tableaux. C'est le même qui a enlevé la pauvre vagabonde pour le compte du daïmyo dont elle est devenue la maîtresse. On verra par la suite le rôle peu estimable que joue cet homme à double face.

Le début de la scène suivante nous apprendra que Yuri Nokata avait déjà tenté de désaffectionner son gendre de Hototogisu en s'attaquant à la beauté de celle-ci. Un premier poison, non mortel, mais ayant eu pour effet de la défigurer et de la rendre malade, lui avait été administré. Il paraît que cela n'avait pas suffi pour rendre le cœur d'Asama à son épouse. On en vient alors au grand moyen.

Sous l'ancien régime, en dehors des nobles, les médecins seuls pouvaient porter le sabre; mais ils n'avaient droit qu'à un seul sabre assez court, tandis que les samuraï en portaient deux.

Les to et les karakami. Les premiers sont en bois et servent à clôturer complètement la maison; les seconds sont des châssis recouverts de papier qui tiennent lieu de fenêtres et de portes extérieures pour les chambres. Les uns et les autres s'ouvrent et se ferment en glissant dans des rainures. La rainure supérieure est assez profonde pour former un encastrement qui permet, en soulevant le to ou le karakami, de le dégager de la rainure inférieure et, en l'inclinant ensuite, de l'enlever tout à fait. Mais si l'on veut ouvrir en grand la maison, il suffit de retirer de la sorte les karakami; les to pouvant, sans sortir de leurs coulisses, être poussés les uns à la suite des autres jusqu'à de petites armoires disposées aux angles de l'habitation pour les recevoir tous superposés. Les karakami, au contraire, à moins d'être enlevés, ne peuvent que se doubler et ne laissent à l'air qu'une demi-ouverture.

Le fourneau minuscule de la pipe japonaise ne contient guère que pour trois ou quatre bouffés de tabac; mais on fume souvent plusieurs pipes sans interruption. On l'allume chaque fois à un petit brasero ad hoc ou au résidu encore en feu de la pipée précédente. La seule différence entre la pipe de femme et la pipe d'homme est dans la longueur du tuyau; il est plus long pour l'usage féminin. Certaines personnes, ayant vu de ces pipes en Europe seulement, ont cru qu'elles servaient à fumer l'opium. C'est une grosse erreur. Au Japon, on ne fume que du tabac; l'opium y est, du reste, sévèrement prohibé par le gouvernement.