Ce Hoshikage a déjà figuré à la fin du IIe acte.
Sans doute dans l'intention de le compromettre.
C'est le keraï du daïmyo qui a présidé le concours d'escrime sur lequel s'est ouvert le rideau au premier acte et qui s'y est mesuré avec Yakuro, cet autre keraï qui s'est entendu avec la belle-mère de son maître, pour le trahir, au troisième acte.
Keraï de Hanagaki et à ce titre appartenant également au daïmyo. Ce personnage figurait aussi au concours d'escrime du premier acte.
C'est ce que les touristes appellent presque infailliblement dans leurs notes de voyage: «Le cortège de l'impératrice,» singulier quiproquo, mais qui démontre bien la majesté dont les rites entouraient, dans le vieux Japon, les choses de la vie galante.
La plupart des drames japonais contiennent une scène analogue à celle-ci. Aussi n'a-t-on pas manqué d'écrire que l'impératrice est un personnage quasi indispensable du théâtre au Japon et l'écrivain, cela va de soi, s'est mis en devoir d'en tirer des conséquences touchant les murs du pays. Une pareille bévue ne peut s'expliquer que par une ignorance totale et qui n'est guère pardonnable du caractère sacré de la souveraineté et de tout ce qui en tient chez les peuples orientaux.
Nous en avons fait mention au début de cette étude, dans la description de l'orchestre.
Voir le 3e tableau de l'acte I.
Voir le 1er tableau de l'acte II: la conversation des brigands.
Elle ne dit pas toute la vérité, ne voulant encore laisser entendre que c'est son ombre et non elle-même que le daïmyo a devant les yeux.
Le baiser n'existe, d'ailleurs, pas dans les murs du Japon. Cette manière de nous témoigner de la tendresse étonne beaucoup les indigènes. Chez eux on n'embrasse même pas les enfants.