—Shelley? murmura-t-il d'une voix presque imperceptible.

—De tout mon cœur et de toute mon âme, dit la vieille dame avec passion, sans relever les yeux.

Puis, avec une charmante coquetterie, elle lui donna une tape sur la joue.


NOTE POUR LE LECTEUR CURIEUX

Les meilleurs documents originaux sont les Lettres éditées par R. Ingpen; on trouvera aussi quelques lettres importantes dans la Correspondance inédite de Byron que vient d'éditer M. Murray.

La Vie de Shelley de Hogg est un livre amusant, vivant, mais incohérent jusqu'à l'insolence, celle de Medwin est médiocre; le livre de Trelawny (Records of Shelley, Byron, and the author) est remarquable en tous points. Le Journal de Williams est peu intéressant, la vie de Peacock utile seulement pour la séparation avec Harriet.

Parmi les biographes modernes Dowden (2 vol.) est indispensable. Lire aussi Clutton-Brock (Shelley, the Man and the Poet), Gribbles (The romantic life of Shelley), Garnett (Relics of Shelley), Rossetti (Shelley's Friends in Italy), Anna Mc Mahan (With Shelley in Italy). Graham (Last links with Shelley, Byron and Keats). Sur la mort le récit le plus authentique jusqu'à ce jour est celui de M. Guido Biagi (Gli ultimi giorni de P. B. Shelley).

En français F. Rabbe a publié une vie et une traduction de Shelley (Stock éditeur); M. Koszul une thèse sur la jeunesse de Shelley.

Sur la poésie de Shelley il faut lire l'essai de F. Thompson et surtout l'admirable étude de M. André Chevrillon dans ses Études Anglaises.