[Note 13: ][ (retour) ] C'est par une singulière erreur qu'ils ont été classés dans le fonds Mahul, où Cadier les a laissés.
[Note 14: ][ (retour) ] J'en ai publié quelques fragments, les moins dénués d'intérêt, dans diverses revues italiennes.
[Note 15: ][ (retour) ] Dans la collection de la Société d'histoire contemporaine.
[Note 16: ][ (retour) ] Voir ci-dessous, chapitre XI.
[Note 17: ][ (retour) ] Voici la version sacrifiée par Pons: «L'Empereur avait l'air riant:--Vous commentez Télémaque?--Non, Sire, mais je l'explique, et mes explications sont écrites.--Faites-vous allusion à ma personne?--J'en fais à votre gouvernement.--En quel sens?--Pour l'intérieur, en plus d'un sens. Et pour l'extérieur?--Tout à l'avantage de Votre Majesté.--Il vous faut bien étudier les causes et les effets.--C'est à quoi je m'applique.--Fénelon fabriquait des rois divins, mais les rois sont des hommes, et ne sont que des hommes, un assemblage de défauts et de qualités, de vices et de vertus. Les plus grands rois sont ceux qui sont les moins imparfaits; ils n'échappent point à la loi commune. Ces principes doivent vous aller?--Oui, Sire, ils m'enchantent.--Tant mieux.» Et l'Empereur, visiblement satisfait, rentra dans son appartement.
[Note 18: ][ (retour) ] Voir ci-dessous, deuxième partie, chapitre premier, sous-chapitre V.
[Note 19: ][ (retour) ] «Dès qu'il y eut mis pied à terre, le temps devint orageux, si orageux que le brick ne put plus s'approcher de l'embarcadère et qu'il dut rester toute la nuit à la cape entre l'île de la Pianosa et l'île d'Elbe. Heureusement que l'Empereur avait eu la précaution de faire suivre sa tente de campagne et qu'il put, avec toute sa suite, s'abriter du vent qui était violent et de la pluie qui tombait en abondance. Toutefois il était mécontent; son mécontentement le rendait même un peu injuste: il murmurait contre la marine au lieu de murmurer contre la bourrasque. Le lendemain, l'on profita d'un moment de calme; le brick s'approcha de la Pianosa, la chaloupe, montée par l'enseigne Sarri, aborda le rivage dans un lieu favorable, et elle ramena l'Empereur à bord de l'Inconstant.»
[Note 20: ][ (retour) ] «L'île d'Elbe au début du dix-neuvième siècle», dans le Bulletin de la Société languedocienne de géographie, 1896 et 1897; et «L'île d'Elbe pendant la Révolution et l'Empire», dans la Miscellanea Napoleonica, t. III, 1897.
[Note 21: ][ (retour) ] Outre l'introduction, Pons a donné aussi dans un des fragments supprimés une sorte de plan général de son ouvrage, qui montre bien son dessein, et qu'il me paraît, à ce titre, utile de donner ici; le morceau est, du reste, fort court: «L'histoire générale de l'île d'Elbe n'entre pas et ne peut pas entrer dans le cadre spécial de mon ouvrage. Aussi je n'écrirai pas l'histoire générale de l'île d'Elbe; ce qui ne doit pas m'empêcher de faire connaître l'île d'Elbe.
«Voici donc le plan que je me suis tracé:
«Je dirai d'abord l'île d'Elbe telle qu'elle était à l'arrivée de l'empereur Napoléon. Je chercherai à expliquer avec vérité les hommes et les choses du moment. J'ai longtemps habité l'île d'Elbe; je puis en parler avec connaissance de cause. J'écrirai avec ma mémoire et avec mes notes. Ma mémoire embrassera les généralités de l'île; elle ne me fera pas défaut, parce que je la débarrasserai de toutes les incertitudes et que je ne lui demanderai que ce qu'elle pourra facilement me garantir. Mes notes sont l'enregistrement abrégé des faits que je puis certifier, elles ne sont susceptibles d'aucune variation, et je n'ai qu'à leur donner une étendue égale à leur importance. Cette partie de mon ouvrage contiendra un travail circonstancié sur les mines de fer qui sont ce que l'île d'Elbe a de plus important.
«Cela fait, je remonterai vers les siècles de l'antiquité; je me placerai au début connu de l'histoire politique de ce rocher célèbre, je franchirai rapidement les époques reculées, je sauterai presque à pieds joints le chaos du moyen âge, et, sans m'appesantir sur les temps plus modernes, j'arriverai au moment où, par suite de la Révolution française, l'île d'Elbe s'est trouvée en contact direct avec la France.
«Alors, sûr d'intéresser mon pays, de lui donner des renseignements utiles, je suivrai pas à pas tous les événements qui ont eu lieu dans l'île d'Elbe, jusqu'au grand événement elbois qui résulte du débarquement de l'empereur Napoléon à Porto-Ferrajo.
«Là, avec toute la gravité de l'histoire, j'avancerai lentement, je méditerai, je discuterai, et, la main sur la conscience, je dirai tout ce qui sera venu à ma connaissance.
«J'ai le désir prononcé de bien faire, mais la bonne volonté ne suffit pas toujours pour remplir avec distinction une belle tache, alors même qu'on se l'est volontairement imposée, et je ne promets que ce qui est (sic) en mon pouvoir de tenir.
«Je ne prends pas non plus l'engagement radical d'écrire positivement l'histoire de l'empereur Napoléon à l'île d'Elbe, car il peut y avoir des choses que je n'aie pas connues, et je ne veux pas m'exposer au reproche mérité d'avoir laissé des lacunes. Ce sont des faits remarquables que je raconte, que je transmets à l'histoire universelle du monde social, et dont je lui lègue la propriété. D'ailleurs, un style purement historique m'exposerait à des embarras dans le récit des événements auxquels j'ai pris part; et comme j'ai pris part à presque tous les événements, ces embarras deviendraient incessants, peut-être même insurmontables.
«Un mémoire historique écarte tous les inconvénients. C'est donc à un mémoire historique que je vais consacrer mes veilles. L'empereur Napoléon n'y perdra aucun des hommages de vérité que l'histoire aurait pu lui rendre. Je commence.»
[Note 22: ][ (retour) ] Quelques titres et l'arrangement matériel de ces petits cahiers de notes sont dus à M. Cornet-Peyrusse.