[Note 52: ][ (retour) ] Pons fait retomber sur le colonel Vincent une partie de ces choix malheureux: «Sa Majesté, dit-il, le prit pour son principal conseil; ce qui le conduisit à quelques choix qui auraient pu être plus dignes... Toutefois, ces quelques choix peu convenables n'appartenaient qu'aux fonctions d'apparat, au servage plus ou moins brodé des affaires privées du palais, et ce n'était que par l'intrigue qu'ils pouvaient influer sur les actes du gouvernement. L'Empereur savait que l'étoffe de la domesticité couvre mal un fonctionnaire public.»

[Note 53: ][ (retour) ] Henri HOUSSAYE, 1815, p. 144 et suivantes.

[Note 54: ][ (retour) ] «L'idée d'avoir l'Impératrice avec lui à l'île d'Elbe n'était sans doute pas pour l'Empereur une idée de stabilité indéfinie, et il serait ridicule de le penser aveuglément. Mais cette idée de stabilité, sinon indéfinie, du moins prolongée, dans les combinaisons de l'Empereur, aura encore une plus grande probabilité, si l'Empereur traîne à sa suite une quantité d'équipages somptueux qui ne pourraient être qu'un embarras fastidieux et une dépense exagérée pour un établissement précaire.» Ces lignes se trouvent dans un chapitre sur les écuries impériales à l'île d'Elbe que j'ai jugé inutile de reproduire, Pons s'étant borné à y transcrire les mémoires du sellier Vincent que j'ai publiés dans la Revue rétrospective.

[Note 55: ][ (retour) ] «Je m'empare de tout ce qui peut tendre à prouver moralement que les méfaits de la Sainte-Alliance ont fait partir l'Empereur de l'île d'Elbe bien plus tôt qu'il ne voulait en partir, si tant est qu'il voulût d'abord en partir.» (Même chapitre.)

[Note 56: ][ (retour) ] Rien ne confirme la fameuse invention des fromages évidés dans l'intérieur desquels auraient circulé, de Marseille à Porto-Ferrajo, des lettres de Masséna à Pons ou autres. Je n'ai trouvé la preuve de cette imagination saugrenue nulle part, pas même dans l'enquête de police dirigée contre Masséna en 1816 par Decazes et le commissaire Caire, lesquels pourtant ont accueilli nombre d'inepties passionnées.

[Note 57: ][ (retour) ] Il faut cependant observer qu'il dit le dimanche 6 février, et que le 6 février de l'année 1815 n'était pas un dimanche, mais un lundi. Y a-t-il erreur sur le jour ou sur le quantième? Cette date, dimanche 6 février, ne peut-elle pas être fausse tout entière? N'a-t-elle pas été suggérée à Pons par la date vraie du dimanche 26 février? Et alors comment conclure, et que croire?

[Note 58: ][ (retour) ] Comme nous l'avons déjà dit, Sa Majesté avait déjà décidé que le drapeau serait blanc, traversé diagonalement d'une bande rouge qui le diviserait en deux triangles égaux, et que cette bande rouge serait parsemée de trois abeilles en or. Napoléon hésita pour adopter les trois abeilles jaunes: il les voulait bleues. Mais après avoir réfléchi, il dit: «Avec les abeilles bleues, nous aurions le drapeau tricolore, ce qui pourrait bien nous occasionner des désagréments.» Et les abeilles jaunes l'emportèrent.

[Note 59: ][ (retour) ] Plusieurs de ces embarcations étaient remplies de musiciens qui jouaient des airs analogues à la circonstance. On remarquait aussi quelques improvisateurs qui chantaient Apollon exilé du ciel et réfugié en Thessalie.

[Note 60: ][ (retour) ] Comme le prouve entre autres choses la lettre que je transcris ici. J'avais dû faire deux rapports financiers à l'Empereur. J'avais prié M. Peyrusse de les remettre. Il m'écrivit immédiatement:

«Mon cher Pons, vous avez toujours l'air en colère; votre premier rapport est trop sec, et le second est d'un style acerbe. On a déjà observé qu'il y avait trop de raideur dans votre caractère. Votre diction s'en ressent. Voilà, mon ami, ma manière de voir, et je vous la témoigne, parce que je voudrais que vous plussiez en tout point, etc.»

«Mon cher Pons, vous avez toujours l'air en colère; votre premier rapport est trop sec, et le second est d'un style acerbe. On a déjà observé qu'il y avait trop de raideur dans votre caractère. Votre diction s'en ressent. Voilà, mon ami, ma manière de voir, et je vous la témoigne, parce que je voudrais que vous plussiez en tout point, etc.»