[Note 42: ][ (retour) ] Mon ami M. Casanova, archiviste à l'Archivio di Stato, de Florence, y a cependant fait pour moi quelques recherches dont le résultat, quant à ce contrôle, a été négatif. À Trieste, mon confrère et ami M. Madelin s'est également assuré que les archives de la police ne conservent aucune trace de Pons.

[Note 43: ][ (retour) ] Cette, Archives municipales. Il ne reste que quelques volumes épars et fragmentaires de ces registres. M. Mouret, archiviste à Cette, a bien voulu m'en extraire de précieux renseignements.

[Note 44: ][ (retour) ] Il y a des différences dans les noms propres. Pons appelle Rohan-Mignac la même dame que Mariotti appelle Renard de Polignac; il écrit Borri ou Bourri le nom que Mariotti écrit Baury, et Roule celui de l'officier casseur et tapageur Ruhl. La liste des officiers de la garde ne paraît pas exempte d'erreurs et de répétitions. Les noms des gens du service intérieur sont aussi défigurés.

[Note 45: ][ (retour) ] On ne trouvera ici qu'une allusion à ce fait, qui est raconté tout au long dans l'Ile d'Elbe pendant la Révolution et l'Empire.

[Note 46: ][ (retour) ] Quoique ami du colonel Vincent, Pons s'exprime sur lui avec la plus âpre sévérité: «L'Empereur eut le malheur de trouver à Porto-Ferrajo un homme que la nature avait fait l'ennemi des hommes, et dont chaque parole était une sorte d'anathème contre l'espèce humaine. C'était le colonel qui, depuis plusieurs années, commandait le génie militaire en Toscane et que les événements de la guerre avait forcé de se réfugier sur l'île où son commandement s'étendait. L'Empereur le connaissait bien. Sa Majesté avait plusieurs fois refusé de lui donner de l'avancement. D'ailleurs, la police ne lui avait pas laissé ignorer que cet officier était son antagoniste décidé. Tout devait donc le lui rendre suspect.

À propos du départ du colonel, il dit encore: «Le colonel du génie partit également. Ses adieux furent marqués par une foule de traits satiriques contre l'Empereur; il blâmait la trop grande dépense de Sa Majesté; ensuite, il feignait de craindre la circulation d'une monnaie de mauvais aloi.»

[Note 47: ][ (retour) ] Il refusa toujours de porter le titre de comte de Rio que Napoléon lui avait donné à Paris en 1815 avant de l'envoyer administrer ses chers Lyonnais.

[Note 48: ][ (retour) ] Le dernier historien de Cambronne, M. Brunschwig, ne les a pas tous connus.

[Note 49: ][ (retour) ] Pons en trace dans le fragment suivant un assez long tableau: «L'organisation générale, civile et militaire était accomplie, et tous les Impériaux Elbois devaient s'y soumettre. Mais l'Empereur se moquait des règles qu'il avait établies, des hiérarchies qu'il avait fixées, et il ne prêchait pas d'exemple. Tous les moyens de donner des ordres lui étaient également bons. Il dictait à la première personne de ses alentours qui lui tombait sous la main. N'importe que cette personne fût ou ne fût pas au courant de ce dont il était question, qu'elle eût ou qu'elle n'eût pas autorité sur ceux à qui elle écrivait. Néanmoins tout allait. D'ailleurs, lorsque la chose en valait la peine, les ordres se succédaient, les instructions les suivaient, et il n'y avait jamais sujet de désobéir pour cause d'ignorance. Ce n'étaient que les susceptibilités qui, parfois, se trouvaient blessées.»

[Note 50: ][ (retour) ] Pons a fait deux fois le tableau des relations de Napoléon avec ces princesses. On n'a pas à attendre de lui de confidences sur la vie privée de Pauline Borghèse; il ne croyait pas, du reste, au mauvais état de santé de la princesse.

[Note 51: ][ (retour) ] Mais il fait ici une restriction notable: «Napoléon ne demandait jamais deux fois la même chose, lorsque, après une première demande, on s'était mis à même d'obéir sans pourtant pouvoir exécuter. Mais alors qu'on lui répondait de suite que ce qu'il voulait n'était pas faisable, il s'irritait comme si on l'avait accusé de manquer de raison ou de jugement, et cette irritation s'exhalait quelquefois par un mot d'impatience et de mécontentement.» (Fragment inédit.)