»—Je suis là, qu’il dit; et avec l’aide de Dieu, je ferai le nécessaire.
» Et il l’a fait comme il l’a dit. Il a bâti une église dans l’Ile; on l’a consacrée; et lui-même, le bon Monsieur, tous les dimanches il s’embarquait, quelque temps qu’il fît, et il allait leur dire la messe... Vous ne l’auriez pas retenu... Oui, bamm! un bien bon homme, celui-là...
—Et depuis?
—Ah, depuis, ce n’est plus la même chose, bamm! On a vu du nouveau...
J’ai toutes les peines du monde à savoir quoi. Le vieux Crozon ne veut plus rien dire. Il répugne toujours à juger autrui et à n’en pas faire l’éloge: il voudrait ne connaître les grands de la terre, les riches, les châtelains, les vieilles familles que par les beaux côtés. A la fin, il avoue: car il n’est pas dupe.
—Hé donc, l’héritier ne ressemble guère à M. de M***. Il trouvait qu’on lui gâtait son bien, qu’on lui brûlait ses bois. Il n’a plus voulu le permettre, bamm! Il a tout fermé, la forêt, les collines, de tous les bords... C’est son droit, donc, c’est son droit... Il a mis des gardes partout, M. de P***. Personne ne peut plus entrer chez lui... C’est son droit. Et les gardes, bamm! ils ont la consigne... Si quelqu’un passe dans le bois, on lui tire dessus, comme sur un lapin... Attrape!... Maintenant, on est sévère... Un coup de fusil,... comme sur un lapin...
Il se tait un instant; puis, comme s’il regrettait d’avoir jugé un plus puissant que lui, pour effacer la médisance il conclut:
—C’est son droit, n’est-ce pas? Il est chez lui... La propriété est bien mieux tenue, depuis; on ne peut pas dire le contraire...
XXVII
LE PAUVRE PÊCHEUR
Au G... En juillet.