Le Tréfoncier.—Ne prenez pas garde, madame. Il faut bien instruire un nouveau serviteur (A Hector): C'est le feu, vois-tu, c'est la foudre… Il ne s'agira pas ici, comme chez la princesse… de souffler des cendres chaudes qui ne donnent jamais une étincelle; ni comme chez l'illustre baronne… là-bas, tu m'entends? de battre à froid une vieille laine qui a perdu tout son ressort; ni comme… etc., etc. Enfin tu vas, trop heureux impur, trouver la sensibilité perfectionnée… Un regard, une posture… un rien…: crac! cela part… Oh! quand il s'agira d'en découdre… ce sera pour le coup… Ma foi! tire-t'en comme tu pourras…
Hector, pendant toute cette tirade, a eu la contenance la plus modeste et les yeux baissés avec un respectueux embarras.
La Marquise, au Tréfoncier.—J'ai montré, je crois, assez de patience. Au surplus, ce n'est pas de moi que tout ceci donnera la plus mauvaise opinion à votre protégé.
Le Tréfoncier.—Que gagneriez-vous à prendre en mauvaise part le bien infini que j'ai dit de vous?
La Marquise, souriant.—Et tout celui que vous paraissez me vouloir. Eh bien! il est clair que nous ne valons pas mieux l'un que l'autre: il n'est donc plus à propos de faire des simagrées, Hector?
Hector.—Madame?
La Marquise.—Quelle était votre dernière condition?
Hector.—Madame la présidente de Conbanal, chez qui je remplaçais Chenu, le même qui avait eu l'honneur de vous servir[68]…
[68] Chenu avait quitté à la mort du marquis. (N.)
La Marquise, un peu confuse.—Ah! ce garçon-là. Et pourquoi avez-vous quitté la présidente?