[21] Geschichte des Theaters und der Musik in Kassel bearbeitet von verstorbenen Hof-Theater-Sekretär W. Lynker, etc. (Kassel, 1865).

On représenta l'ouvrage du Chevalier, Constance ou l'heureuse témérité, opéra-comique en trois actes, au Komœdienhaus de Cassel où le Théâtre-français donnait ses représentations.

On peut supposer que le duc de Wurtemberg assistait au spectacle et que c'est sur sa demande que Nerciat lui envoya le manuscrit de la partition de Constance, qui est conservé à la bibliothèque de Stuttgart. La cour et la ville étaient réunies, le chef d'orchestre était un français nommé Finet et l'Opéra-comique eut un succès que n'encouragea pas le glückiste marquis de Trestondam. Le sujet de Constance ou l'heureuse témérité «n'offre rien de nouveau, dit M. Jean-Jacques Olivier[22]. C'est l'éternelle histoire de l'ingénue promise à un barbon ridicule et qui, secondée par une soubrette intrigante, parvient à force de ruses à épouser son jeune amant. Mais le livret est coupé avec adresse et les couplets sont joliment tournés.

[22] Loc. cit.

«Pour la partition, si elle contient des maladresses et des négligences de style, qui dénotent un travail d'amateur, elle renferme un grand nombre de morceaux d'une heureuse inspiration, où ne manque ni la couleur, ni la vivacité.»

Ces paroles de l'Air de Finette donneront une idée du livret de Constance:

Si je me donne un mari,

Je ne le veux ni joli

Ni galant, ni fait pour plaire,

Un benêt, c'est mon affaire,