Mon noviciat ou les joies de Lolotte par Andrea de Nerciat, Paris. Aux dépens de la compagnie, 1890.—(Sans l'épigraphe, titre en rouge et noir) 2 tomes en 2 vol. in-8o 174-178 pp. (grav. libres).
Les Aphrodites ou Fragments thali-priapiques pour servir à l'histoire du plaisir. Lampsaque, 1793, 8 part. petit in-8o de 80 pp. 1 planche chacune. Ces 8 parties se reliaient en 1 ou 2 vol. Les fig. sont libres. Cohen les attribue à Freudenberg. L'ouvrage est bien imprimé. Jusqu'ici il n'a été signalé que trois exemplaires de cette édition originale. Le 1er a appartenu à M. Bégis. La 6e figure qui manquait avait été reproduite de l'original par le procédé Pilinski; le deuxième exemplaire était complet, il a appartenu à M. Frédéric Henkey, anglais résidant à Paris; un troisième exemplaire était en Angleterre, il a été vendu à Paris en 1860. Cette édition aurait été imprimée à l'étranger pendant la Révolution[35].
[35] The Exquisite (voir la note au 1er article de Félicia) renferme la traduction du 1er numéro des Aphrodites.
Les Aphrodites ou Fragments thali-priapiques pour servir à l'histoire du plaisir. Réimpression textuelle de l'édition unique et rarissime de Lampsaque, 1793. Bâle, imprimerie de Steuben frères, 1864.—Avec l'indication: «tirage: 200 exemplaires numérotés de 1 à 200», et un Avis de l'éditeur intéressant. 2 vol. in-12 (Bruxelles, Jules Gay, imprimé par Mertens) avec la reproduction des grav. originales. Ouvrage recherché. Vital-Puissant, éditeur belge fort médiocre et qui ne vivait qu'en contrefaisant les éditions de Gay et de Poulet-Malassis, rapporte dans une note où l'injustice se mêle à des détails sans doute véridiques: «Cette édition est tellement mauvaise qu'à la suite de nombreux reproches reçus de quantité d'amateurs à ce sujet, Jules Gay fut obligé de la jeter en quelque sorte au panier. A cet effet, il vendit les 80 ou 90 exemplaires qui restaient sur 200 au sieur Jean-Pierre Blanche, son compatriote, Parisien, réfugié à Bruxelles, où il avait établi une petite librairie d'occasion en chambre, rue Saint-Jean. Cette vente fut effectuée au prix de quatre-vingts centimes l'exemplaire, Jules Gay ayant préalablement enlevé les titres et la préface de l'ouvrage. Il va sans dire que J.-P. Blanche, l'acquéreur, s'empressa de faire réimprimer une préface quelconque et les titres enlevés et qu'ainsi, il parvint peu à peu à écouler entièrement les exemplaires en sa possession. Nous tenons ces renseignements certains d'un libraire qui fut témoin oculaire de cette affaire[36]».
[36] Bibliographie anecdotique et raisonnée de tous les ouvrages d'Andrea de Nerciat par M. de C… bibliophile anglais, édition ornée du portrait inédit de Nerciat gravé d'après l'original appartenant à M. B… de Paris, Londres, Job-Alex. Hoogs, éditeur-libraire Burlington Arcade et se trouve à Paris, à Bruxelles et à Stuttgart 1876. In-8o de 63 pp. et 1 p. de table des matières tiré paraît-il à 150 exemplaires. Au verso du faux-titre on lit: Printed By Edward Cox 314 Old Kest Road et à la fin du livre: Hic liver impressus est in civitate londoniensi and expesas Vitalis potentis, belgici civis in urbe Lutetiæ manentis. Anno Domini MDCCCLXXVI. En réalité ce livre a été imprimé à Bruxelles pour le compte de Vital-Puissant qui n'est pas seulement l'éditeur de cet ouvrage, véritable pamphlet catalogue où il attaque des concurrents et vante ses produits—mais l'auteur même. Les dernières pages du livre sont occupées par des notices sur des réimpressions faites pour le compte de Vital-Puissant. En frontispice, se trouve le portrait sur chine d'Andrea de Nerciat d'après la sanguine à M. Br. de Paris. Ce portrait imprimé en rouge a été tiré sur la planche qui a servi pour le même portrait, qui se trouve en tête des Contes nouveaux d'Andrea de Nerciat, édition de Poulet-Malassis (Voir ce qui est dit de cet ouvrage). Et sans doute cette Bibliographie de Vital-Puissant n'est-elle qu'une nouvelle édition augmentée de l'ouvrage suivant publié par le même Vital-Puissant: Eclaircissements historiques sur les Aphrodites et le Diable au corps du chevalier Andrea de Nerciat et sur leur auteur, 1871 in-18.
Ces exemplaires sont peut-être ceux qui portent ce titre: Les Aphrodites, etc., Bruxelles, Schmidt.
Les Aphrodites, etc., par Andrea de Nerciat [avec cette épigraphe]. Priape, soutiens mon haleine. Piron, ode à Priape, 1793-1864.—8 numéros en 4 vol. in-18, 8 fig. libres gravées sur acier d'après celles de l'édition originale, et 1 frontispice de Rops; j'en ai vu un exemplaire avec 2 frontispices de Rops. (Bruxelles. Auguste Poulet-Malassis, imprimé par Briard.) A la fin du no 4, c'est-à-dire du 2e volume on trouve un catalogue annonçant la publication des Œuvres complètes d'Andrea de Nerciat avec figures gravées sur acier. Sous presse. Le Diable au corps, 4 vol. avec gravures d'après douze beaux dessins attribués à Monnet, qui ornent un manuscrit de ce livre célèbre appartenant au duc d'A… Ce manuscrit en 2 volumes in-4o, daté de 1798, et, par conséquent postérieur d'une dizaine d'années à la date d'achèvement du livre que Nerciat avait terminé suivant toute probabilité avant 1788, est conforme, à quelques variantes près, à l'édition originale de 1803. Les dessins de Monnet présentent cette particularité que sans souci de l'anachronisme, cet artiste les a composés avec les costumes et le mobilier du temps où on les lui a demandés. Les amateurs apprécieront d'autant plus cette particularité que les gravures de l'édition originale du Diable au corps, publiée après la mort de Nerciat, sont informes, et qu'il n'existe pas de livres érotiques bien exécutés dont les figures représentent les modes du Directoire. En préparation. Le Doctorat impromptu.—La matinée libertine.—Félicia ou mes Fredaines.—Monrose ou suite de Félicia, etc., etc.—Le dernier ouvrage de la série se composera d'une notice sur la vie d'Andrea de Nerciat rédigée sur des documents entièrement nouveaux, et de correspondances inédites de Nerciat avec plusieurs femmes et divers gens de lettres, Beaumarchais, Rétif de la Bretonne, Grimod de la Reynière, Pelleport (auteur des Bohémiens), etc., le volume sera orné de fac-simile. On fait appel à l'obligeance des curieux qui connaîtraient des portraits de Nerciat—et qui pourraient ajouter à l'ensemble déjà extraordinaire de pièces sus-mentionnées». Ce recueil n'a jamais paru. Il y a quelques exemplaires sur chine avec deux états (noir et bistre) des figures.
Les Aphrodites, etc., Lampsaque 1793.—(Belgique, vers 1872), 2 vol. in-18, 360-376 pp. précédés d'une notice historico-bibliographique. 8 fig. d'après celles de l'éd. orig. et 2 frontispices de Rops. C'est probablement une contrefaçon de l'éd. de Poulet-Malassis, contrefaçon exécutée pour le compte de Vital-Puissant. Il paraît qu'il n'en a été tiré que 50 exemplaires.
Le Diable au corps… 1798.—Manuscrit en 2 vol. in-4o. Il a appartenu au duc d'Aumale. On y trouve quelques variantes avec le texte de l'édition originale (1803). Il contient douze dessins libres attribués à Monnet. Ce manuscrit et ces dessins ont servi à Poulet-Malassis pour son édition de 1864 (Voir ce qui est dit à l'article des Aphrodites). Je ne sais où est à présent ce manuscrit. Est-il écrit de la main de Nerciat? C'est peu probable. Le chevalier, d'après ce qu'il dit dans sa préface, aurait écrit son ouvrage «bien longtemps avant le lever éclatant de Figaro». Le Barbier de Séville fut joué en 1775 et le Mariage de Figaro en 1784. Plus loin le chevalier précise en indiquant que le Diable au corps était écrit avant 1776. Ces éclaircissements, Nerciat les donne en manière de plainte contre «des imprimeurs français établis en Allemagne pour y faire une espèce de contrebande littéraire», qui avaient publié la première partie du Diable au corps sous ce titre:
Les écarts du tempérament ou le catéchisme de Figaro; esquisse dramatique.