Ce ruisseau dans les prés, ce bois sur la hauteur,
Ou les monts plus lointains perdus dans la vapeur;
Quand mille objets sans nom, voltigeant dans la plaine,
Fixent mon œil pensif sur leur forme incertaine,
Et que, les achevant au gré de son pinceau,
Ma fantaisie en trace un magique tableau!
Au milieu de son ombre égaré dans ma route,
Sur un rocher désert je m’assieds.... et j’écoute.
C’est le vent qui me pousse un sanglot pénétrant,
Et dans le fond du bois va se perdre en mourant.