C’est le parfum qui vient d’Irlande,
C’est le vent, c’est
L’odeur des Indes, qu’enguirlande
L’air écossais!

O toi qui romps, écartes, creuses
Le ciel d’airain,
Rapide odeur aventureuse
Du vent marin.

Va consoler, dans le Musée
Au beau renom,
La divine frise offensée
Du Parthénon!

Va porter l’odeur des jonquilles,
Du raisin sec,
Aux vierges tenant les faucilles
Et le vin grec.

Cavalerie athénienne,
O jeunes gens!
Guirlande héroïque et païenne
Du ciel d’argent;

Miel condensé de la nature,
O cire d’or,
Gestes joyeux, sainte Ecriture,
Céleste accord!

Phalange altière et sans seconde,
O rire ailé,
Bandeau royal au front du monde,
Cœur déroulé.

Prenez votre place éternelle,
Votre splendeur,
Dans l’infini de ma prunelle
Et de mon cœur...