L'autre procédé pour empêcher l'acier de se rouiller, consiste à le plonger dans l'acide nitrique, l'acier acquiert ainsi ce que l'on appelle la passivité. Lorsqu'on plonge du fer dans l'acide nitrique étendu, il s'y dissout. Mais, si l'on emploie de l'acide concentré, de densité supérieure à 1.35, il n'y a plus dissolution, et le fer, traité par cet acide concentré, acquiert la propriété de ne plus être attaqué par l'acide faible, en même temps que celle de ne plus se rouiller. Cette découverte a une grande importance technique. Elle a permis, par exemple, de remplacer dans la pile de Bunsen, le platine, inattaquable par l'acide nitrique, par le fer passif, bien moins coûteux. On croyait autrefois qu'il se déposait sur le fer une mince couche d'oxyde, qui protégeait le métal sous-jacent. Une semblable passivité, produite par une couche protectrice, est ce que l'on appelle la «passivité mécanique». Mais il y a encore, à côté d'elle, une passivité chimique, reposant sur l'incorporation superficielle d'une substance étrangère, et qui a la propriété d'agir comme catalysateur négatif, c'est-à-dire, de retarder le processus ou phénomène chimique, ce retard peut même être assez grand pour équivaloir, pratiquement, à une annihilation complète. Dans l'état actuel de la science, il n'est pas possible de dire si la suppression de la tendance à se rouiller, est due à la passivité mécanique, ou à la passivité chimique, ou, comme on a quelques raisons de le supposer, à toutes les deux réunies.


UTILISATION DU VIEUX PAPIER COMME COMBUSTIBLE

Le vieux papier, légèrement chiffonné, sert d'ordinaire pour allumer rapidement le feu, mais on peut aussi l'employer comme combustible, ce qui permet, en ce moment où le charbon et le bois sont chers, de réaliser une économie sérieuse, que les ménages feront bien de ne pas négliger. A cet effet, on préparera, avec lui, des boulettes d'aggloméré, par un moyen aussi simple qu'ingénieux. Il consiste à faire tremper le vieux papier pendant 24 heures dans l'eau ordinaire; on extrait ensuite le papier humide, et on en fait des boulettes, aussi serrées que possible, comme si l'on voulait faire des boulettes de neige; les exposer ensuite dans un endroit sec et aéré. Mises ensuite dans les poêles ou foyers, ces boulettes y entretiendront économiquement le feu.


Petite Correspondance

Monsieur le vieux Lillois.—RÉPRESSION DES CONTRAVENTIONS.—Vous proposez de remettre aux agents de police un carnet à souches de billets de 1 fr. et de 2 fr. pour qu'ils puissent faire payer sur l'heure les contrevenants aux règlements de police. Votre système parait avoir quelque chose de pratique, je n'en disconviens pas. Il y a là une idée, mais c'est mettre en question, dans le Code pénal et dans le Code d'instruction criminelle, tout ce qui est relatif aux contraventions et à leur poursuite. Ces codes pourraient être simplifiés, mais ce sont les Chambres, seules, qui peuvent réaliser cette réforme. Il faut attendre.

A Monsieur Gadiffert.—1° ANNONCES LÉGALES.—En vertu du décret du 28 décembre 1870, les annonces judiciaires ou légales peuvent être insérées dans l'un des journaux (au choix des parties) publiés en langue française dans le département.—Chaque journal peut appliquer, même aux annonces judiciaires et légales qu'il accepte, le tarif qui lui convient. Le Bulletin de Lille peut donc recevoir des annonces légales;

2° PUBLICATION D'UN JOURNAL.—Sous la législation française, le Parquet de Lille, n'a pas à intervenir pour autoriser ou interdir la publication d'un journal, car, d'après l'art. 1 de la loi du 29 juillet 1881, tout journal peut être publié sans autorisation et sur simple déclaration du gérant.

L'autorité allemande a publié un arrêté du 25 mai 1915, ainsi conçu: