Mademoiselle Adel... disait: Si jamais je prenais un mari, ce serait M. de Laboë... que je voudrais, il vote toujours pour l’adoption.

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M. Dud... est tellement dévoué à son maître, qu’il irait partout, au seul commandement de celui-ci. Quand donc lui plaira-t-il de l’envoyer au diable?

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—Le mensonge déshonore.

—C’est possible, répondit M. de V..., mais ça n’ôte pas un portefeuille.


M. de Villèle, grâce à la façon hardie dont il avait mené les dernières élections, avait réussi à se constituer une imposante majorité. Il n’avait, il faut lui rendre cette justice, reculé devant aucun moyen. Il avait donné pleins pouvoirs aux préfets, en leur notifiant qu’ils répondaient «sur leurs places» du vote des électeurs de leur département. Cette notification eut les meilleurs résultats. Partout on employa l’intimidation; les destitutions des fonctionnaires mal-pensants étaient à l’ordre du jour. Dans certaines provinces, on eut recours à la gendarmerie. De son côté, le clergé agissait.

Donc le ministère eut sa majorité. La Chambre introuvable de 1815 était retrouvée.

On appela cette majorité les Trois-Cents de M. de Villèle; puis, par allusion aux trois cents combattants des Thermopyles, on les appela les Spartiates.