Tout Paris a été illuminé hier; l’allégresse était au comble: les pétards éclataient de tous cotés, les feux de joie se multipliaient à l’infini; les rues Saint-Denis et Saint-Martin étaient resplendissantes de lumières. La présence inutile d’une cinquantaine de gendarmes à cheval a seule troublé cette grande fête de famille. En vain les priait-on de marcher au pas; un vieil officier, placé sur le flanc du détachement, a commandé à sa troupe de partir au grand trot, et, brandissant son sabre, on l’a entendu s’écrier: «Frappez! frappez-les!»

Cette scène de désordre avait lieu dans la rue Saint-Denis au coin de la rue Mauconseil.


Mercredi, 21 novembre 1827.
BIGARRURES

Dans la déplorable soirée d’avant-hier, M. Duvillard, officier de gendarmerie, de service au théâtre Feydeau, s’est permis d’éteindre à coups de pied quelques lampions placés à la porte du libraire Jehenne. M. Duvillard obtiendra sans doute une bonne note chez M. Franchet[5] pour cet acte de courage et de patriotisme.


COUPS DE LANCETTE.

La rue Saint-Denis va, dit-on, prendre le nom de rue des Boucheries.

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Quand la foule ne veut pas se retirer, on la somme.