Allons, courage! qu’une noble émulation tourne au profit de tous! Méritez un succès; car, si la représentation n’était pas satisfaisante, il faudrait craindre un déficit à la caisse.
COUPS DE LANCETTE.
Le corpulent Dec... se croit d’un grand poids à la guerre; ce n’est qu’une grosse charge.
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M. de Martignac a dit à un fonctionnaire de la Corse: «Pour vous conduire ainsi dans les élections, il fallait que vous fussiez sous-préfet.»
Depuis longtemps on attaquait M. de Vaulchier, directeur général de l’administration des postes, sur le cabinet noir, nom donné au local dans lequel on décachète les lettres, soit au départ, soit à l’arrivée. Organisé par Louis XIV, il avait toujours été maintenu sous tous les régimes et, sous Charles X, il était devenu un des grands moyens d’espionnage de la congrégation. Voici les détails qui furent officiellement donnés dans la séance du 3 mai:
«Le cabinet était le laboratoire d’un comité de vingt-deux membres; ils profitaient des ténèbres pour se rendre, à des heures convenues, dans cet odieux repaire, et n’en sortaient qu’avec les plus grandes précautions pour se dérober aux regards du public. 30,000 fr. par mois, pris sur les fonds d’un ministère, servaient à solder ces vils employés. Dans la nuit du 31 janvier dernier (1827), le comité a été dissous.» (Mémoires secrets, 1828.)
Si triste que fût la cause du cabinet noir, M. Marcassus de Puymaurin essaya de la défendre. Toute sa logique consistait à dire que, puisqu’il avait existé, il devait être maintenu; qu’au surplus, le gouvernement n’employait ce moyen de connaître les manœuvres de ses ennemis que pour le grand bien du peuple et la plus grande gloire de la religion.