[3] Allusion à M. de Quatrebarbes.
[4] Les ciseaux de la censure qui venait d’être supprimée.
[5] M. Franchet-Despérey était directeur général de la police.
[6] Est-il besoin de dire que la comédie dont veut parler Figaro est la session législative?
[7] Voici à peu près le trait d’un de ces couplets:
Un ministre qu’on destitue,
Dit qu’il n’a voulu que le bien;
Comédien! comédien!
[8] Allusion à une proposition faite à la Chambre pour la mise en accusation du ministère Villèle, «pour crimes de concussion et de trahison.» Cette proposition, prise en considération, donna lieu à un débat orageux. Les anciens ministres l’échappèrent belle. Ils durent leur salut à M. de Martignac, qui tint la promesse faite au roi d’empêcher toute poursuite contre le cabinet qu’il remplaçait. En échange on lui avait permis d’arrêter l’envahissement de l’intérêt religieux sur les choses de la politique. On lui retira vite cette permission.
[9] Histoire des deux Restaurations, t. 7.
[10] M. de Polignac était alors ambassadeur en Angleterre; connaissant les projets du roi, il guettait anxieusement l’heure de s’emparer du pouvoir. A chaque crise il accourait. Lorsqu’il ne venait pas, Charles X l’appelait près de lui, parfois même à l’insu de ses ministres, qui voyaient d’un mauvais œil l’homme qui convoitait leurs portefeuilles.
[11] Un beau jour, au moment où on s’y attendait le moins, M. de Polignac, à la tribune de la Chambre des pairs, fit un long discours pour prouver que la charte était la plus chère de ses affections. Ces protestations ne surprirent personne. M. de Polignac voulait être ministre, il pensa que le portefeuille valait bien une protestation. Henri IV avait bien accepté une messe. Les ultra furent remplis de joie. M. de Polignac, mystique ridicule, entêté, ignorant, s’était vanté d’anéantir la Charte en deux ans, SANS COMMOTION.