[12] Allusion à la loi sur le monopole des tabacs, qui avait fort indigné.—Tous les titres et articles sont la parodie presque textuelle des dispositions du projet.
[13] Charles X lui-même se moquait de l’éloquence de son ministre, il le considérait comme un artiste en phrases.—«Avez-vous entendu la Pasta?» demandait-il à un de ses familiers qui revenait de la Chambre, où M. de Martignac avait prononcé un fort beau discours.
[14] Le ministère avait été contraint de retirer les deux projets de loi présentés sur l’organisation communale et départementale. De ce jour l’alliance de la gauche et du cabinet Martignac était brisée. Le ministère n’avait plus la majorité, il était bien malade, en effet.
[15] Ce n’est point ici une scène de fantaisie, il n’y a rien que de très-exact dans cette curieuse étude des mœurs administratives du temps. Plusieurs procès même furent intentés à des maires qui avaient refusé complétement d’inscrire des enfants sur les registres de l’état civil, sous prétexte que les noms choisis par les parents étaient des noms révolutionnaires.
[16] Cette affaire du Mouton enragé est un des épisodes les plus tristes de l’histoire de la presse sous la Restauration. Il eut, à l’époque, un immense retentissement. L’auteur de l’article, Fontan, et le directeur de l’Album, M. Magallon, furent condamnés à cinq ans de prison et conduits à Poissy avec les menottes et accouplés à des voleurs. Les cheveux de Fontan blanchirent dans une nuit. Il n’avait pas vingt-cinq ans.