[101] C’est lui qui prit par surprise, en 1465, la ville de Péronne et le comte d’Étampes qui s’y étoit renfermé, Histoire de Bourgogne, de dom Plancher, T. IV, p. 337.

[102] Voy. T. II, p. 275.

[103] Quand un ouvrage cité en abrégé dans un endroit du livre est indiqué ailleurs avec plus de détail, je ne l’ai pas compris dans cette liste. La table donnera le moyen de retrouver l’endroit où le titre est donné in extenso.

[104] Rymer date ces pièces de 1363, mais c’est de 1363 nouveau style, c’est-à-dire en faisant commencer l’année au 1er janvier et non à Pâques. En effet, suivant la Chronique de Saint-Denis, dont l’exactitude chronologique est irrécusable, le roi Jean, qui étoit entré à Avignon le 20 novembre 1362, s’embarqua à Boulogne le 3 janvier 1363 (1364 nouveau style) pour retourner en Angleterre, et y mourut le 8 avril suivant.

[105] Il n’y en a que dix-huit.

[106] Le second article relatif à la chasse de l’épervier est le seul qu’on trouve dans les trois manuscrits du Ménagier, encore est-il mal placé entre les troisième et quatrième articles de la seconde distinction. Cette circonstance pourroit faire croire que l’auteur n’a pas suivi jusqu’au bout de son livre le plan et la division établis ci-dessus, et qu’il a peut-être omis de traiter le sujet des premier et troisième articles de la troisième distinction.

On comprend de quel genre pouvoient être les ébattemens du troisième article, et on a dans le Dodechedron de fortune l’exemple de demandes avérées et répondues par le sort des dés. Mais que faut-il entendre par rocs et par rois? On sait que le Roc a été remplacé par la Tour dans le jeu d’échecs, et n’existe plus que comme pièce héraldique dans les armoiries de quelques familles. Étoit-ce donc à l’aide des rocs et des rois d’échecs que ces demandes d’ébattemens étoient répondues?

Il est parlé dans le Chevalier de la Tour (chap. 124 du ms. du roi, 7403) de chevaliers et dames jouant au roy qui ne ment pour dire vérité du nom de s’amie. C’est peut-être d’un jeu analogue que l’auteur du Ménagier a parlé ou comptoit parler dans cet article.

[107] Chemise. Ce mot avoit alors la même signification qu’aujourd’hui. Voir Du Cange au mot Camisa.—Blanchet, vêtement court, sorte de camisole de drap ou flanelle blanche qu’on mettoit par-dessus la chemise. Ce mot est encore cité dans cette acception par le dictionnaire de Trévoux. Blanchet signifioit par extension le drap blanc dont étoit fait le vêtement du même nom.—Coste, qui seroit mieux écrit cotte, comme au-dessous, signifie ici robe, voir Du Cange, citation de la Vie des Pères, à Surcotium.—Surcot, vêtement de dessus, mais en général moins chaud et plus habillé que la houppelande. J’ai vu dans les Plaidoiries criminelles du parlement une bourgeoise venant d’une noce pour laquelle elle avoit vestu un surcot, à qui une de ses parentes dit qu’il est tard, qu’elle dépouille son surcot et que elle lui baillera une houpelande et un chaperon. (Avril 1404-5.)

[108] La coiffe enveloppoit toute la tête et étoit placée immédiatement sur les cheveux. Le mot de cueuvrechief paroît désigner ici une sorte de bonnet placé sous le chaperon. Les couvrechef et coiffes étoient d’étoffe légère. Un inventaire dressé en 1384 des biens meubles de Jacqueline de Charny, femme de Jehan Saugete, écuyer, mentionne quinze quevrechiefs de soie et trois de lin pour atour et dix-neuf coiffes de soie jaune, de cendal et de toile ou fil. (Reg. du P. Jugés XXXII. 94.) Quant au chaperon, dont la forme a varié, celui dont il s’agit ici me paroît devoir être la coiffure que porte la femme dans la planche de la page 9. L’auteur de la plaidoirie citée page 14 parle d’un amant qui coupa un morceau du chaperon de sa maîtresse pour avoir un souvenir d’elle. La forme du chaperon représenté dans la planche fait bien voir comment cela étoit possible.