[91] Les second et dernier feuillets commencent par les mêmes mots que ceux signalés comme initiaux de ces mêmes feuillets dans le manuscrit de Bourgogne. C’est ce même manuscrit qui est indiqué comme manquant ultérieurement dans les inventaires de Bruxelles. (Nº 2269 de la Bibliothèque protypographique.)

[92] Cet article a donc paru peu de mois avant la vente de la première partie de la Bibliothèque Huzard. Il est singulier qu’un livre si longtemps inconnu soit remarqué et étudié, on pourroit dire exhumé, dans la même année, à Bruxelles et à Paris à la fois.

[93] Si l’on entre dans le détail de l’histoire du règne de Charles VI, il semble (autant qu’on puisse en pareille matière déduire un principe général de faits particuliers même nombreux) qu’une partie notable de la haute bourgeoisie parisienne s’étoit attachée après la mort de Charles V au duc de Berry, prince toujours besogneux, et redoutable par ce motif aux provinces soumises à son autorité, mais affable et de mœurs faciles, qualités appréciées de tout temps et souvent au delà de leur valeur réelle par les classes moyennes et inférieures des villes. On verra encore que même dans les momens où les exigences de la politique amenoient ou forçoient le duc de Berry à se réunir aux Bourguignons, les bourgeois ou parlementaires ses conseillers et partisans, n’en étoient pas mieux vus du duc de Bourgogne à qui ils rendoient probablement les sentimens de défiance et de haine qu’ils lui inspiroient.

[94] Les familles de Larivière en Guyenne, et de Bezu le Long, portent aussi de gueules au chevron d’hermines.

[95] Champagne, Goussencourt, Hargicourt et Vivonne portent également d’hermines au chef de gueules.

[96] Depuis le XVIe siècle, au lieu d’avoir ainsi un seul écusson parti (divisé en deux par une ligne verticale) les femmes portent deux écus dont le premier est celui de leurs maris. Les reines de France ont continué longtemps à partir leur écusson, et je crois que Marie Leczinska est la première qui ait porté deux écus accollés.

[97] L’Histoire généalogique des grands officiers de la couronne, T. III, p. 726, l’appelle Jean, ce qui est une erreur.

[98] Elle est enterrée dans l’église paroissiale de Roubais, chapelle de Sainte-Croix ou des Sept Douleurs. (Cabinet généalogique.)

[99] Chambellan du roi de France, frère du connétable de Saint-Paul décapité en 1475: il mourut en 1487.

[100] Mon ami M. Eugène Grésy qui s’occupe depuis longtemps de l’histoire et de la topographie de Melun, me signale un vitrail de la chapelle Saint-Antoine en l’église Saint-Aspais de Melun, dans lequel les armes d’Agnès de Savoie, femme, de 1466 à 1508, de François Ier d’Orléans, duc de Longueville, vicomte de Melun, sont placées dans un écusson parti, avant celles de son mari. Mais, je le répète, de telles erreurs sont très-rares, surtout à mesure qu’on s’éloigne des temps modernes. Si Isabelle de Roubais avoit épousé un Ghistelles en premières noces, je n’aurois pas hésité à voir en elle la propriétaire de mon manuscrit. Au reste, il est bien probable que ce manuscrit lui aura été donné par sa mère, et que les recettes de Hotin auront été recueillies pour elle.