[549] Il semble qu’il faudroit et.
[550] A. et C. ajoutent: qu’elle soit si fort serrée.
[551] Nos ancêtres faisoient une grande consommation de roses et d’autres fleurs en général. Nous verrons tout à l’heure dans les menus de grands repas, l’acquisition de chapeaux ou couronnes de fleurs pour les convives. On voit dans les comptes du duc d’Anjou pour 1379, un don de dix francs fait par mandement de ce prince, en date du 8 juin, à Yolent, jadis femme de feu Gillet Le Pelletier, en récompensation de ce que depuis que Monseigneur estoit venus en la ville de Paris (c’étoit en mai seulement) elle l’avoit très-bien servi de roses et de flours (K. 52, 3, fol. 93 vº et 101). L’auteur des Rues et églises de Paris, qui écrivoit tout au commencement du XVIe siècle, estimoit à quinze mille écus la dépense annuelle qui se faisoit à Paris, «en chapeau de fleurs, bouquets et may verds tant pour noces que confrairies, baptêmes, images des églises, audiences de Parlement.... le Trésor, Chastelet et aussi pour festins et banquets qui se font en l’Université en faisant les gradués et autrement.»
[552] Ce doit être, sans aucun doute, une pièce de feutre ou un coussin bourré, que les porte-faix mettoient sur leur tête ou sur leur épaule afin que les fardeaux ne les blessassent pas. On disoit aussi la feutreure. Voy. Du Cange à Feutrum, où ce mot ne semble pas bien expliqué.—Il me paroît de même que dans les exemples cités dans Du Cange au mot Feltrum, afeutrement signifie le coussin garnissant la selle, et qu’un cheval désafeutré, signifie un cheval privé de sa selle plutôt que de housse et de couverture. Il est parlé d’un porteur d’afeutrure dans le mariage des quatre fils Aymon, t. I, pag. 369 des Mystères du XVe siècle, de M. Jubinal.
[553] Maître-d’hôtel ou intendant: Dispensator; de là les Spencer en Angleterre. Froissart appelle toujours Hugues Spencer, Hue le Despensier.
[554] Moqueurs.
[555] Les trois manuscrits ajoutent ici la phrase suivante qui paroît singulièrement placée en cet endroit: Et nota que qui veult faire chandelle de suif, il est neccessaire de très bien faire sécher son lumignon au feu.
[556] On trouve dans la grande ordonnance rendue par le roi Jean, en février 1350-1, pour remédier à l’augmentation de prix de toutes choses et surtout de la main-d’œuvre, produite par la peste de 1348 et la disette, le montant des salaires exigibles par quelques domestiques. On y voit que les chambrières des bourgeois de Paris gagnoient 30 sols par an et leurs chaussures; un vacher gardant trente vaches, 50 sols; les meilleurs chartiers sept livres; les soyeurs (scieurs, moissonneurs) de grain, 2 sols 1/2 par jour. Les laboureurs ne pouvoient prendre que 24 s. pour la façon d’un arpent à 4 labours, et les faucheurs de prés que 4 s. par arpent, etc. (Le marc d’argent valoit alors 6 fr.: aujourd’hui 52 fr.)
[557] Sorte d’ordre ou association religieuse, tenant le milieu entre la vie laïque et la vie monastique (voy. Œuvres de Rutebeuf, t. I, pag. 160). Nous verrons plus loin (p. 61) que cette dame Agnès la béguine, quoique sous les ordres de la jeune femme de l’auteur, étoit cependant pour elle une sorte de duègne ou gouvernante. Il résulte de cet article que l’auteur du Ménagier avoit un grand nombre de domestiques.
[558] Livre de dépense.