[559] Ses répondans. Il y avoit dès lors et sans doute antérieurement des recommanderesses ou femmes tenant des espèces de bureaux de placemens. L’ordonnance de 1351, déjà citée p. 56, leur assigne 18 deniers pour leur salaire d’avoir placé une chambrière, et 2 sols pour une nourrice, à prendre tant d’une partie comme d’autre, et leur défend, sous peine de pilori, de louer ou recommander la même chambrière ou nourrice plus d’une fois dans la même année.
[560] Se quereller.
[561] L’auteur, se sert, en cet endroit, d’expressions qu’il étoit difficile de reproduire, et manque lui-même au précepte qu’il vient de donner à sa femme quelques lignes plus haut. Néanmoins la délicatesse qu’il témoigne ici, au moins en intention, est remarquable pour son époque. On étoit alors si peu scrupuleux que ces expressions étoient employées pour désigner certains mets de figure fort inconvenante. Voy. Legrand d’Aussy, t. II, pages 304, 305.
[562] La gentille, la galante. Voir au ch. CXXII du chevalier de La Tour, la curieuse histoire d’une association amoureuse dite des Galois et Galoises.
Par ce point-là je n’entends, quant à moi,
Tours ni porteaux, mais gentilles Galoises.
La Fontaine, les Rémois.
[563] Tabourets de toute la longueur des bancs. Les banquiers et les formiers étoient des housses placées sur les bancs et les formes (escabelles). Un banquier à (orné de figures d’) oiseaux est cité dans l’Inventaire de R. Picque, archevêque de Reims (1389) au ch. des couvertoirs et tapis. On voit dans la planche pag. 9 du t. I, l’auteur et sa femme assis sur un banc recouvert d’un banquier; ils s’appuient sur des coustes ou oreillers, et la femme a les pieds sur un marchepié qui paroît à la droite de l’homme.
[564] On verra dans les comptes d’Isabeau de Bavière pour les années 1408 et 1409 (Archiv. du Roy. K., 268), dont notre collègue M. de Lincy donnera de longs et très-curieux extraits dans son appendice de la première partie des Femmes célèbres de l’ancienne France, actuellement sous presse, que cette princesse dépensoit des sommes considérables en bêtes de chambre, mais des gens de condition plus modeste mettoient aussi un assez haut prix à de certains oiseaux. En 1406, Augustin Isebarre, changeur de Paris, accusé d’avoir eu des acointances avec un certain Sansonet marchand d’oiseaux qui avoit, avec d’autres, volé pour 4,000 liv. de vaisselle et joyaux dans le retrait (cabinet) de la reine, disoit qu’il l’avoit connu parce qu’un sien varlet lui dit que Sansonet avoit une très bonne linotte, et l’acheta 40 sols. (La valeur de 2 ou 3 septiers de blé.) Nous verrons plus loin (à la fin du Viandier) l’auteur parler encore d’oiseaux, et notamment de ceux d’Hugues Aubriot.
[565] Recipe.
[566] Voir l’art. V de cette distinction au chapitre des Menues choses.
[567] Graisse. Var. A. Sang.