L’abbé nommé dans le Ménagier ne peut être le second (Pierre II){v. 1, p.lxxxv} cité dans la Gallia christiana. Il est parlé en effet, dans une plaidoierie du 18 mai 1391, du prieur de Saint-Thibaut, à présent abbé de Lagny. Ces mots indiquent que ce prieur étoit devenu abbé en 1390 ou 91. L’abbé de Lagny vivant en 1379 n’étoit donc plus à la tête de cette abbaye en 1396.
Tome II, page 113, note sur la Pierre-au-Lait.
La position que j’ai assignée à ce lieu est confirmée par deux passages des comptes de la prévôté de Paris donnés par Sauval (III, 279 et 348), dans lesquels cet emplacement est dit tenir à la ruelle Jean Lecomte (rue Trognon, comme l’a dit Jaillot,—voir Corrozet, 1543,—et non rue d’Avignon, comme l’a cru M. Géraud), et faire face à la ruelle du porche Saint-Jacques. Remarquons encore que cette position est encore la même que celle indiquée par Jaillot pour la fin du XVIIIe siècle (Voy. Paris sous Philippe le Bel, p. 257).
Il est parlé à plusieurs reprises de la Pierre-au-Lait dans les contes d’Eutrapel. Noël du Fail, auteur de ce curieux ouvrage, dit que c’étoit de son temps un lieu mal hanté et habité par des escrocs (fº 42 de l’éd. de 1585). Il appelle aussi échevins de la Pierre-au-Lait des gens habiles à tricher au jeu.
Tome II, page 116, hôtel de Beauvais.
Sauval a dit, t. II, p. 109, qu’il ignoroit où étoit l’hôtel des évêques de Beauvais. Il paroît qu’il le découvrit depuis, car on lit au tome III de ses Antiquités de Paris, p. 260, dans les comptes de la prévôté de Paris que cet hôtel étoit rue du Meurier (du franc mûrier). Cette rue étant parallèle et à peu de distance de celle des Billettes, il y a lieu de croire que l’hôtel de Beauvais avoit des portes sur chacune de ces rues.
Tome II, page 116, note 3.
Ce Jean Duchesne est qualifié procureur général (et ailleurs procureur; voy. p. LXXVIII) au Châtelet, dans un arrêt du 5 février 1400-1, qui confirma une sentence du prévôt de Paris dont il avoit appelé. Il avoit demandé à rembourser, moyennant 42 florins à l’écu, 60 sous ou 3 livres de rente qu’il payoit annuellement à Louis Blanchet, seigneur de la Queue en Brie et premier secrétaire du roi, sur une maison avec dépendances qu’il avoit à Romainville.
Tome II, p. 118, note 3.