[1606] C’est le faucon tagarote des Espagnols (voy. d’Arcussia, p. 52) que du Guesclin rapporta d’Espagne à Charles V, comme on le voit dans Gaces de La Bugne (f. X iij). Cet auteur, ainsi qu’Ayala, le dit originaire d’Afrique.
[1607] D’Arcussia s’est élevé le premier contre l’opinion suivant laquelle les différens noms du faucon (gentil, pèlerin, passager, etc.) constitueroient des espèces différentes. Il dit que le faucon gentil est celui qu’on prend du 15 juin au 15 septembre, le pèlerin celui qui est pris du 15 septembre au mois de janvier, et que les variétés remarquées dans leur plumage proviennent des différences d’âge, de nourriture, etc. (Voy. p. 7 et 28.) Au reste notre auteur dit aussi que le faucon pèlerin est le même que le faucon gentil.
[1608] Mais plutôt lanneret. C’est une répétition de ce que nous avons vu ci-dessus, p. 318 et 319.
[1609] De suite.
[1610] Mauvaise mine.
[1611] Minéral qui se trouve dans les mines d’or et de cuivre et dont on tire l’arsenic. Le meilleur est celui qui se lève par écailles ou feuilles comme le talc. L’auteur veut parler de celui-là quand il dit plus bas que la feuille est meilleure, car il ne me paroît pas qu’il veuille désigner ici la plante dite orpin ou anacampseros vulgò faba crassa, suivant Bauhin, et telephium ou crassula major, dans le dictionnaire de Nicot. L’auteur du Roi Modus conseille de ne pas employer l’orpiment, comme trop dangereux (f. 92).
[1612] Je n’ai noté que celles qui me paroissent certaines, mais il y a bien d’autres passages qui peuvent avoir été ajoutés par l’auteur.