—Mais, ma pauvre enfant, ce miracle, je vous le promets. Il s'accomplira, pourvu que votre foi soit constante. Et j'ajoutai: «Je vais vous préparer moi-même à la première communion.»
Elle revint les jours suivants, le temps passa bien vite. La pauvre enfant disait toujours:
«Mon père, le miracle ne se fait pas; mes parents ne sont pas même venus vous entendre.»
La veille de la communion arriva. Après avoir reçu l'absolution, la pieuse enfant se relève heureuse. Elle ne parlait pas; dans le chemin elle rencontre une de ses jeunes compagnes et parentes, qui l'embrasse avec effusion et lui dit:
«Quel bonheur! mon père et ma mère doivent communier demain avec moi.»
Alors la pauvre enfant devint triste, et ses yeux se mouillèrent de larmes. Son père et sa mère l'attendaient cependant, et ils se disaient:
«Comme elle va être heureuse!»
À la vue de ses yeux gonflés par les pleurs, la mère la presse sur son coeur et lui dit:
—Mon enfant, tu nous avais annoncé que tu serais si heureuse la veille de ta première communion!
—Ma mère, je suis malheureuse aujourd'hui.