—Ah! pour cela non! et si c'est pour cela que tu pries et que tu vas à l'église, tu peux t'abstenir!

—Cependant, mon cher ami, si tu ne retrouves pas ce que tu as perdu, il faudra nous quitter un jour..., et pour toujours!

—Mais qu'est-ce donc?... Dis, je t'en conjure..., qu'ai-je donc perdu?

—La foi... la foi de ta mère!... et je ne veux pas te quitter, moi... Oh! je ne le veux pas... il faut que tu la retrouves!»

Et la pauvre femme pleurait, pendant que, sans ajouter un seul mot, M. D*** sortait.

«La foi, disait-il, la foi de ma mère... de ma femme et de ma fille!». Et pendant toute la nuit, Mme D*** qui priait, l'entendait marcher, s'agiter et répéter souvent: «La foi... la foi de ma mère!»

Le lendemain matin, M. D*** entre sans rien dire, dans la chambre de sa femme; puis, comme éveillé par une idée subite: «Est-ce que vous avez une fête aujourd'hui?

—Oui, mon ami, la fête de saint Antoine de Padoue.

—Ah! le petit Saint de la cheminée! ... Eh bien! merci, saint Antoine!»

Et comme Mme D*** le regardait anxieuse... «Oui, oui, ma femme, s'écria-t-il en ouvrant les bras, oui, c'est fait, j'ai retrouvé ce que j'avais perdu;—mais nous devons un beau cierge à ton petit Saint, allons le lui porter!»