Toutes cures mises arriere
Je la feray d'amours courtiere
Et me yray adresser a elle
C'est une droicte messaigere
Une maistresse langaigere
Pour attrapper une pucelle
En elle seulle me fieray
Mon conseil luy notiffieray
En la requerant humblement
Que employer son entendement
Veille ainsi qu'il appartiendra
Pour moy et que de son payement
A chose qui soit ne tiendra

Comme pamphille salue la vieille et la persuade de louenges avant que luy dire son cas

Fama tue laudis nullum que tue bonitatis
Causaque/ miserunt me tibi consilii

Belle mere je vien a toy
Pour les grans louenges de quoy
On te loue en ceste cité
J'ay aucunes choses en moy
Pour qui avoir recours je doy
A toy seulle pour la bonté
Sagesse foy et loyaulté
De qui tout le monde te fame
En la cité plus que autre femme
C'est ce qui devers toy me amaine
Car je sçay que tu es certaine
Juste secrete et honnourable
Autant ou plus que femme humaine
Pourtant soyes moy secourable

Que loquor ascultet pietas et gratia vestra
Alter et assensu nescit absque meo.

Si te prie par amitié
Que escoutes ce que vueil dire
Et ayes de moy pitié
Car la douleur et martire
Que nuyt et jour mon cueur tire
Est si grant que dire n'ose
Si fault il que te l'expose
Mais je te prie humblement
Qu'on n'en saiche aucune chose
Tenon l'ay secretement

Diligo vicinam tibi/ quam noscis galatheam
Ipsa suis dictis me nisi fallor amat

J'ay une voisine prochaine
Que j'aime d'amour souveraine
Gallathee tu la congnois
Je suys chascun jour de sepmaine
Pour elle en douleur et en peine
Tu le peulz entendre a ma voix
Elle m'aime bien touteffois
Veu cella que j'ay apperceu
Ou par ses dictz je suys deceu
Tu la congnois et peuz sçavoir
Se femme est pour me decevoir
Si te pry dy m'en verité
Et vrayement je feray devoir
De payer a ta voulenté

Non loquor ut vellem nam mille pericula vtto.
Quicquid in orbe nocet solicitus timeo

Plus emplement
Mon pensement
Te diroye
Et mon tourment
Totallement
Monstreroye
Se je osoye
Mais par voye
Sont les dangiers incessamment
Je crains ce que ja ne vouldroie
Voir et aussi que je ne voie
Ce que je crains totallement