Adoncques maintenant respire
Et soit de toy entierement
Absent triste douleur et ire
Pren en toy resjouyssement
De ton ire presentement
Sont les joyes haultes et grandes
Puis que tu peulz jouyssement
Avoir de ce que tu demandes

Nostrum velle tua/ nobis faciet galathea.
Omnino vesris fedat imperiis.

Croy pamphille que galathee
Du tout nostre vouloir fera
Je l'ay si saigement tentee
Que a nostre vouloir complaira
A faire ce qu'il te plaira
Du tout se donne entierement
Ne en rien ne contredira
Elle est a ton commandement

Pamphille

Ut pia promissis matrum solercia donis Plorantes pueros admonet ut taceant.

Quant enfants pleurent la sagesse Des meres pour les faire taire Est user de quelque promesse Je cuide que ainsi me veulz faire Dolent suis jusque a la mort traire Tu le vois ainsi que la mere Son enfant qu'elle veult retraire De plourer c'est pareil mistere

Sic me fortassis falso solamine pascis Ut dolor a tristi pectore tristis erit

Plourer me vois et dire helas Je ne sçay se tu me veulz paistre De quelque vain et faulx solas Affin de la douleur hors mettre Qui en ma poitrine peult estre Comme tu voys et apperçois Et est bien facille a congnoistre S'il est ainsi tu me deçois

La vieille

Aucipitris volucris elapsus ab ungue feroci
Auceps et cunctis hunc tuum esse locis.