—Certes oui, papa! s'écrièrent à la fois Lucien, Hélène et Paul.
—Nous avons vu des régions bien intéressantes, dit Hélène.
—Nous avons étudié plusieurs industries qui nous étaient inconnues, dit Lucien.
—Et nous avons même voyagé sur la mer! ajouta Paul avec une certaine fierté.
—Il est cependant, reprit Hélène, une industrie (je devrais plutôt dire un art) à laquelle j'aurais bien désiré m'initier, et que nous n'avons pas rencontrée sur notre route.
—De quoi veux-tu parler? demanda Mme Rinval.
—De l'Imprimerie, répondit la jeune fille. Pour moi, celle-là prime toutes les autres. Que serions-nous, que saurions-nous sans cette belle invention?
—Si cela peut vous faire plaisir, dit M. Rinval, je vous promets de vous faire visiter une imprimerie avant la rentrée des classes.
—Oh! merci, papa, s'écrièrent les enfants.
En effet, deux ou trois jours plus tard, lorsqu'on fut un peu reposé des fatigues du voyage, M. Rinval conduisit sa famille dans une des plus grandes imprimeries de Paris, avec le directeur de laquelle il était en relations. Un prote, ou chef ouvrier, fut mis à la disposition des visiteurs, pour leur donner toutes les explications qu'ils pourraient désirer.