XII.
PILÉ DANS UN MORTIER.
Ce supplice, qui n'a pas besoin d'explication, a été appliqué au philosophe Anaxarque par le tyran Nicocréon.
XIII.
LA BROCHE.
Dans le royaume de Juda, on punit l'adultère en attachant l'amant à une broche de fer; on le fait rôtir, tandis que sa complice, présente à cette exécution, est inondée d'eau bouillante.
En Russie, avant l'abolition de la question, le prévenu d'un crime était attaché à une broche; on le présentait ainsi à un grand feu et, tandis que son dos brûlait, on l'interrogeait.
XIV.
LE CORPS ALLUMÉ.
Sifi II, schah de Perse, avait, au commencement de son règne, ordonné, par un singulier caprice, qu'une de ses favorites, qu'il avait beaucoup aimée jusqu'alors, fût mariée sur-le-champ à quelque misérable du peuple. Elle épousa ainsi le fils du blanchisseur de la cour et ils vivaient fort heureux, lorsque le jeune homme eut la malheureuse inspiration, à la mort de son père, de demander la survivance de sa charge.
Le schah le fit venir et lui dit: Lorsque tu épousas cette belle fille par mon ordre, quelle fête fis-tu en réjouissance?
—Puissant prince, répondit-il, je suis un pauvre homme, je n'eus pas le moyen de faire une illumination.
—Bien, reprit le schah, qu'on fasse illumination sur son corps.