5. Les mêmes. Paris, 1620, in-12.

6. Les mêmes, avec des remarques, etc. (par Le Duchat). La Haye, 1726. in-12.

7. Les mêmes, avec les mêmes remarques. La Haye, 1734, in-8.

François de Rosset étoit de bonne foi lorsqu’il annonçoit la publication d’un manuscrit ; seulement il se trompoit sur son âge. Le manuscrit dont il s’est servi étoit très-bon, et, malgré les changements de style qu’il crut devoir faire, son texte est le meilleur de ceux qui ont paru jusqu’à présent. Il se rapproche infiniment de celui du manuscrit, et il est presque complet. Les changements faits par de Rosset ne sont pas d’ailleurs aussi considérables qu’on pourroit le croire. Le prologue seul, que toutes les autres éditions donnent à peu près tel que nous le reproduisons, a été entièrement défiguré par lui.

M. Brunet indique d’autres éditions : 1o Lyon, Claude Nourry, 1520, in-4 ; 2o Lyon, Olivier Arnoullet, sans date, in-4 gothique ; 3o sans lieu ni date, petit in-4 gothique de 47 feuillets à longues lignes, qui diffère de l’édition in-4 sans date dont nous avons déjà parlé. Nous n’avons pu voir ces éditions, qui contiennent peut-être des textes différents de ceux que nous connoissons.

Les Quinze Joyes de mariage ont été traduites en vers anglois et imprimées à Londres par Winken de Worde, 1509, in-4.

Dans l’édition que nous donnons au public, nous avons tâché d’établir un texte aussi complet, aussi correct que possible ; nous avons adopté celui du manuscrit de Rouen, dont nous possédons une copie collationnée par M. A. de Montaiglon avec le soin qu’il apporte à tous ses travaux. A l’aide des anciennes éditions, nous avons rétabli quelques passages et comblé quelques lacunes. Enfin, nous avons fait tout ce qui dépendoit de nous pour rendre à ce livre sa forme primitive. Nous donnons à la fin du volume l’indication de toutes les modifications de quelque importance que nous avons cru pouvoir nous permettre. Pour faciliter l’intelligence de quelques passages, nous avons conservé diverses notes de Le Duchat (signées L. D.) et de l’éditeur de 1837 (édit. de 1837), et nous en avons ajouté quelques unes. Nous serons heureux si nos soins contribuent à faire mieux connoitre un des livres les plus remarquables de notre langue, un livre qui a exercé sur notre littérature une influence incontestable, qui n’étoit pas inconnu à Rabelais et dont Molière s’est inspiré.

P. J.


Le vœu que j’exprimois, en 1853, dans les quelques lignes qui précèdent, s’est réalisé plus complétement que je ne l’espérois. Les Quinze joyes de mariage ont conquis dans la littérature une place qu’elles ne perdront plus. On peut dire qu’elles sont devenues un livre classique. Elles figureront désormais dans toutes les bibliothèques, à côté de Villon, de Marot et de Rabelais.