Eriro atoa hoi ia oe
Car sur toi seront aussi
Tau manao e tau aroha
Ma pensée et mon amour.
Une traduction littérale ne fait peut-être pas suffisamment apparaître le souffle poétique qui anime ce morceau d’un bout à l’autre, mais on en découvre le sens sans trop de peine. Ce ne sont pas des vers de décadents.
VI
Intrigues de cour. — Il était une fois un roi et une reine… — Un déjeuner chez Sa Majesté Pomaré V.
Du 4 janvier 4887, naissance de Arii Manihinihi Tevahine airanoanaai te pore o mahu, Tepau Arii i Hauraï, Te vahine rereatua i Fareia Pomaré, fille légitime de Pomaré V à Tuu et de Joanna Marau Taaroa Salmon. Is pater est quem nuptiæ demonstrant. Dans un livre bien fait mais où l’on peut relever quelques erreurs. M. Paul Deschanel[1] a mis le public au courant des petits et des gros scandales du ménage de Pomaré V. Il a raconté que, marié un peu malgré lui à une jeune fille de la famille Salmon, le roi honoraire de Tahiti avait si peu usé de ses droits d’époux qu’en 1881, à la naissance d’une fille de la reine, il en avait désavoué la paternité dans un billet qui a reçu plus de publicité qu’il ne convenait peut-être.
[1] La Politique française en Océanie.
La situation n’a pas changé ; elle s’est même aggravée, et la reine venant de donner une petite sœur à l’enfant désavouée, il s’en est suivi l’ouverture d’une instance où la reine a triomphé, le divorce ayant été prononcé à son profit.