Un départ par mois de San-Francisco, le 1er du mois, et de Papeete du 12 au 15 du mois.

La subvention annuelle est de 75.000 fr., payables en 12 termes mensuels. L’adjudication faite en 1884 a eu pour résultat de confier ce service pour trois ans à trois maisons étrangères :

La maison Turner and Chapman, propriétaire du Tahiti (Américains).

La maison Crawford, propriétaire du Tropic Bird (Américains).

La maison Darsie, propriétaire du City of Papeete (Anglais).

Le contrat expirait le 30 juin 1887. Dans sa session de janvier, le Conseil général a considéré que les raisons qui dans le principe avaient motivé l’allocation d’une subvention à une ligne sur San-Francisco avaient perdu de leur force. Les concessionnaires du service étant contraints par les nécessités de leur commerce de faire ces voyages mensuels, il paraissait possible d’obtenir qu’ils continuassent à se charger du courrier, sinon gratuitement, du moins avec une subvention beaucoup moindre. L’administration n’a pas plus adhéré à cette doctrine qu’elle ne l’a combattue. Elle s’est bornée à faire des réserves en ce qui regarde le trouble que son application pouvait apporter dans la transmission de la correspondance officielle. Elle a été invitée à s’entendre avec tout armateur qui soit à San-Francisco soit à Papeete, consentirait à prendre la poste à raison de 2.500 francs par voyage, aller et retour, si le navire était à voile, et de 3.000 francs s’il était à vapeur. L’administration avait pour devoir de se conformer aux vues de l’assemblée : elle a fait annoncer, en Europe, en Amérique et en Océanie, une adjudication qui a donné lieu à un procès-verbal de carence. Cependant on a obtenu, en négociant à Papeete, le transport de deux courriers aux conditions nouvelles. Informé des préoccupations de l’administration, le Département a, par dépêche, donné l’ordre de « maintenir le service actuel ». Sur la foi de cette dépêche, ultérieurement confirmée, le Consul de France à San-Francisco et le Gouverneur de la Colonie ont traité avec les anciens adjudicataires et le service s’est continué aux mêmes conditions, avec cette différence qu’il n’a pas été pris d’engagement à long terme.

Le Conseil général s’est fondé sur la légitime intervention du Département pour éliminer du budget local et la recette de 80.000 francs figurant au titre des subventions et la dépense du service postal international inscrite pour 75.000 francs, laissant ainsi à l’Administration l’entière responsabilité d’assurer les relations postales de la Colonie avec la Métropole.

La question du transport du courrier dans les conditions les meilleures et les moins onéreuses est donc toujours posée.

LES SOLUTIONS

Plusieurs solutions sont en présence.