[563] Eod., XXXIX, 44.

[564] Eod., XLI, 27.

[565] Eod., XLIV, 16. Voy. Plaute dans le Curculio, loc. cit., et aussi au Truculentus, I, 1, 47 ; Epid., I, 15 ; Mænæch., II, 2 ; Aulul., IV, v. 5, 53, 55, 56.

Il est probable que les petites industries furent bientôt chassées par le commerce des banques sur les métaux et sur les valeurs, plus utiles en ce lieu et d’un aspect plus élégant.

Ce qui le prouve, c’est que, après la guerre des Samnites, vers 412-342, c’est cette partie du Forum que Papirius Cursor choisit, pour lui donner un air de victoire nationale et de fête, en faisant appliquer, sur le devant des tabernæ, les boucliers dorés qui avaient été pris à l’ennemi. Et ce qui établit plus directement, que c’était là le domaine réservé aux banquiers, c’est que les historiens de Rome appellent, dès les temps les plus anciens, ces boutiques, d’une manière générale, les argentariæ[566]. C’est pour cela, sans doute, qu’en 538-216, Annibal, d’après Florus, voulant braver et humilier par avance les Romains avait, de son camp, mis en vente les tabernæ argentariæ.

[566] Tite-Live, IX, 40 : « Ejus triumpho longe maximam speciem captiva arma præbuere, tantum magnificentiæ visum in iis, ut aurata scuta dominis argentariarum ad forum ornandum dividerentur. »

Au delà de ces argentariæ, en se rapprochant du Capitole, on trouvait les deux Janus, c’est-à-dire « deux petits arcs carrés, percés de quatre portes et ornés de bas-reliefs ; ils s’élevaient devant le lieu où se construisit la basilique Æmilia, au bord de la voie sacrée, le supérieur près du canal, l’inférieur devant l’emplacement de la basilique. L’intervalle compris entre les deux s’appelait medius Janus[567]. » « Là », dit M. Saglio[568], « se tenait la bourse des Romains, et particulièrement sous les arceaux du Janus. »

[567] Dezobry, op. cit., t. I, p. 396, qui cite P. Vict. Reg. urb. R., VIII, in fine ; Horacio, I, épît. I, § 4. Porphyr., In Hor., I, épît. I, 54 ; Horace, II, sat. III, 18 ; Cicéron, Philipp., VI, 5 ; Off., II, 25.

[568] Loc. cit. Ovide, Rem. am., 561. Horace et Cicéron, loc. cit.

C’était là, évidemment, le centre du grand mouvement financier, puisque c’est là que s’élevaient, pour sombrer parfois en un instant, les plus grandes fortunes. C’était évidemment là, in foro infimo, que Plaute signalait la présence habituelle des gros banquiers et des financiers, boni homines et diteis qui ambulant, car c’est là que Cicéron place les mêmes hommes de son temps. « Viri optimi », dit-il, « ad medium Janum sedentes[569]. » Les boni homines sont seulement passés au superlatif, dans le langage de Cicéron, et ils sont assis, pendant que, sans doute, les financiers, comme ceux du temps de Plaute et comme ceux de notre temps, circulent autour d’eux[570].