Dieu, sans les sanctions infaillibles duquel toutes les révoltes de la souffrance seraient légitimes ; qui dit : à chacun suivant ses œuvres ; et qui commande la charité, comme le complément nécessaire du droit. Dieu sans qui la justice sociale elle-même, ne serait sur terre, qu’un odieux fantôme.

La famille qui garde pieusement à travers les âges, et réchauffe à la flamme de son foyer, les traditions du dévouement qui s’ignore, du respect vigilant de l’enfance et de la vieillesse, de l’épargne prévoyante, du soin attendri des infirmités du corps et de l’âme, du maintien des saintes croyances, et des hiérarchies légitimes sans lesquelles ne peuvent régner ni l’ordre, ni la sécurité, ni la paix dans l’État.

La patrie enfin, qui n’est que la famille agrandie, car les liens qui perpétuent ces deux unions sacrées sont les mêmes liens ; les vertus qu’elles suscitent les mêmes vertus touchantes ou héroïques ; les joies qu’elles prodiguent à l’esprit et au cœur de l’homme, les mêmes joies fécondes, généreuses et nécessaires.

TABLE DES MATIÈRES

Préface[I]
Aperçu général du sujet[1]
Étude historique[31]
Chapitre premier. — Influence progressive de la richesse dans la législation et dans les mœurs romaines jusqu’aux premiers temps de l’Empire[33]
Section première. — De la richesse dans les lois d’ordre privé[35]
Section II. — De la richesse dans les lois d’ordre public et politique[41]
Section III. — Prépondérance croissante de la richesse dans l’opinion et dans les résultats pratiques de la vie publique[44]
Section IV. — La religion, les beaux-arts, la vie privée et le luxe des chevaliers[51]
Section V. — La fortune de Cicéron[58]
Chapitre II. — L’œuvre financière et politique des publicains et des banquiers. — Histoire interne. — Centralisation des affaires à Rome[94]
Section première. — Les publicains. — Caractère de leurs entreprises. — Personnel de leurs sociétés[96]
§ 1er. — Adjudications de l’État. — Leurs débuts[96]
§ 2. — Développements subits de l’industrie, de la spéculation et des grandes sociétés de publicains[98]
§ 3. — Impôts et travaux publics mis en adjudication[116]
§ 4. — Personnel des sociétés : différentes espèces d’associés, socii et participes ; fonctions diverses et agents[119]
§ 5. — Le droit de cité est-il nécessaire pour les publicains ? — Les publicains de l’Évangile[132]
§ 6. — Conditions diverses de capacité[138]
§ 7. — Les publicains appartiennent à l’ordre des chevaliers qu’ils comprennent presque en entier[139]
§ 8. — Appréciation du système des adjudications de l’État[142]
Section II. — Les banquiers : nature et développement de leurs opérations[146]
§ 1er. — Caractères généraux de la banque et des banquiers de Rome : leurs dénominations[147]
§ 2. — Actes divers compris dans les opérations usuelles des banquiers[151]
1o Contrôle et change des monnaies métalliques[151]
2o Avance de fonds, placements et autres actes divers[157]
3o Dépôts réguliers et irréguliers[160]
4o Mandats de payements[161]
5o Contrat de change[162]
6o Moyens de poursuites : actions civiles et prétoriennes[163]
§ 3. — Livres et écritures. — Contrat litteris et billets. — Comptes courants. — Compensations. — Editio rationum[165]
§ 4. — Attributions ayant un caractère public[169]
§ 5. — Faillites[169]
§ 6. — Sociétés de banquiers. — Corréalité[170]
§ 7. — Conditions requises pour exercer la banque. — Situation sociale des banquiers dans le monde de Rome[172]
Section III. — Centralisation des affaires à Rome et lieu de réunion des spéculateurs[179]
Chapitre III. — Suite chronologique des événements de l’histoire romaine concernant les publicains et les banquiers. — Histoire externe. — Arrangements du Forum ; édification des basiliques[193]
Section première. — Exposé et chronologie des faits de l’histoire romaine concernant les publicains[194]
§ 1er. — De l’époque des guerres puniques jusqu’aux Gracques (540-214 à 621-133)[194]
§ 2. — Les Gracques. — Loi agraire. — Loi frumentaire. — Loi judiciaire ; ses effets par rapport à la puissance des publicains et des spéculateurs (621-133 à 649-111)[202]
1o Loi agraire[203]
2o Loi frumentaire[205]
3o Loi judiciaire[207]
4o Faits extérieurs[225]
§ 3. — Des Gracques à Sylla. — Suite des lois judiciaires. — Les publicains sont les maîtres dans l’État. — Apogée de leur puissance. — Leurs abus. — Marius (643-111 à 665-89)[227]
§ 4. — Consulat et dictature de Sylla (665-89 à 675-79)[237]
§ 5. — Les publicains de Sicile et Verrès (679-75)[244]
1o Législation sicilienne. — Actes de gouvernement. — L’édit. — Les lois. — La lex Censoria[246]
2o Régime des impôts de Sicile. — Les decumani[250]
3o Juridiction et compétence au point de vue des sociétés de publicains[253]
4o Voies d’exécution[255]
5o Fraudes de Verrès avec les publicains. — Comptabilité et registres des compagnies[257]
6o Vue d’ensemble sur le régime des publicains en Sicile[267]
§ 6. — Lucius Lucullus, Pompée, les publicains d’Asie (683-71)[269]
§ 7. — Opinions personnelles de Cicéron sur les publicains ; ses relations avec diverses compagnies[284]
§ 8. — Dernières guerres civiles. — Lois judiciaires. — Pompée. — César et l’Empire[292]
Section II. — Aperçu historique sur les banquiers et les lieux de réunion des spéculateurs au Forum et dans les basiliques[313]
§ 1er. — Le Forum[317]
§ 2. — Les basiliques[320]
§ 3. — Cessation du jeu sur les valeurs, au Forum et dans les basiliques[325]
§ 4. — Les banquiers dans leurs rapports avec les faits de l’histoire romaine[329]
Conclusion[337]

TOULOUSE. — IMP. A. CHAUVIN ET FILS, RUE DES SALENQUES, 28.