Voyons donc ce qui vaut le mieux:

Esperanto.—Formation du pluriel.Règle unique, sans exceptions.—On forme le pluriel des substantifs, des adjectifs et des pronoms en ajoutant la semi-voyelle j à la forme du singulier. Bela urbo (belle ville); plur.: Belaj urboj.—Mia fingro (mon doigt); plur.: Miaj fingroj.

Remarque.—La lettre j se prononce toujours[6] comme y dans yeux et forme dans les mots pluriels une seule syllabe avec la voyelle qui précède; elle ne fait donc que prolonger la finale du mot sans en modifier le son et sans déplacer l’accent tonique qui, en Esperanto, tombe toujours[7] sur l’avant-dernière syllabe.

Les terminaisons oj, aj, uj forment, quoiqu’on en dise, une agréable liaison avec le mot qui suit et donnent à la langue un moelleux semblable à celui qu’on vante tant dans la langue grecque[8].

Ido.—Formation du pluriel.—I. Dans les substantifs i se substitue à la terminaison o: homo (homme); plur.: homi.

Exception. Les noms se terminant en io changent i en y avant de prendre la marque du pluriel: studio (étude); plur.: studyi.

2. Quand l’adjectif prend la marque du pluriel, ce qui n’est pas toujours le cas (de là nouvelle difficulté), on ajoute la lettre i à la forme du singulier: bona (bon); plur.: bonai.

3. Les pronoms possessifs suivent le procédé des substantifs: la nia (le notre); plur.: la nii.

Exception.—Les pronoms en u changent u en i: omnu (tout); plur.: omni.

Observation.—On peut laisser l’adjectif invariable et donner la marque du pluriel à l’article[9]: la nia (le nôtre); plur.: la nii ou bien le nia.