D’après ce qui précède il faudrait croire que les mots boai et kakai sont des pluriels d’adjectifs; cependant il n’en est pas ainsi.
Voyez:
| boao (boa); | plur.: | boai | (substantif) | , |
| kakao (cacao); | » | kakai | » | . |
Voilà, avouez-le, qui n’a pas du tout l’air plus simple que la forme unique de l’Esperanto!
Ce qui complique l’affaire, c’est que dans les manuels populaires, dits cependant «complets», l’élève n’est pas initié à ces horreurs, et il lui serait par conséquent impossible de traduire, guidé seulement par un tel manuel, la brochure «Historio de nia linguo» du Dr Jespersen.
Mais il est temps de conclure.
Si mes préférences se sont portées vers l’Esperanto, il faut y voir non seulement le résultat de mes propres recherches, mais aussi de la conviction que m’ont donnée les études et les arguments de nombreux savants. Voilà pourquoi je ne crains pas de proclamer hautement que l’Esperanto est une langue simple, harmonieuse et suffisamment riche pour servir dans tous les domaines à toutes les relations internationales; à ces divers titres elle est bien supérieure à tous les systèmes présentés jusqu’ici.
A. J. WITTERYCK,
Président de la Ligue Espérantiste Belge.
Janvier 1913.