«Remarquez, chère Madame, que je ne vous ai pas touchée.»

Mire se redressa furieuse, sans une parole, et d'une main tremblante, chercha autour d'elle le vêtement échappé.

«Oh! dit Baptiste, si vous avez trop chaud vous pouvez rester ainsi. Vous ne me gênez pas. Vous avez la gorge très bien faite.»

La colère de la femme humiliée était si grande qu'elle flotta autour d'elle comme des ronds de fumée. Il fallut bien crier:

«Idiot, idiot, ah! si j'avais du vitriol ou mon parapluie!»

À portée de sa main traînait la poudre de riz. La boîte se balança, mais l'homme qui ne redoutait que d'être sali saisit le poignet de la femme. Le projectile sauta, fit la roue, et s'écrasa comme une rose sur le tapis. Mire cria encore parce que Baptiste lui faisait mal:

«Idiot, lâche, idiot.

—À genoux, demande pardon à genoux, demande pardon au soleil.

—Idiot. Tu me brises les os.

—Allons donc.