Nous avouerons sans peine, avec Grimm, que quelques centaines de pareilles lettres feraient un excellent recueil.

Toutefois, il est à remarquer que le curé de Montchauvet ne parle pas, dans cette lettre, d'un envoi que dut lui faire M. de Margency, quelques jours après son départ pour la Normandie.

M. de Margency lui avait dit, on s'en souvient, qu'il lui soumettrait, le dimanche suivant, la première scène de sa tragédie de Nabuchodonosor. L'abbé devait, de son côté, apporter une scène sur le même sujet. De Margency, ayant appris le départ inopiné du curé, lui envoya son travail, accompagné d'une épître dédicatoire. Voici ces deux bouffonneries:

Épître à M. l'abbé Petit, curé du Mont Chauvet.

Corneille du Chauvet, rimeur alexandrin,

Crois-moi, laisse-les dire, et va toujours ton train.

Ne t'aperçois-tu pas qu'envieux de ta gloire,

Tes ennemis font tout pour t'empêcher de boire

Au ruisseau d'Hippocrène, où Sophocle buvoit

Les chefs-d'œuvre qu'il fit, les beautés qu'il trouvoit?