De chevaux renversés, de chars qui se fracassent.
Qu'allez-vous faire? lui demande Aristée. Tâchez de fléchir notre vainqueur:
S'il en est temps encor, proposez-lui la paix,
Et cherchez dans lui-même un ami pour jamais.
Non, répond Baltazard, je veux souper, et
Dans ces vases sacrés qu'à Sion on regrette
J'éteindrai mes chagrins, ma honte et ma défaite;
Et, dût vomir le Juif mille imprécations,
Je les ferai servir à mes libations.
Cette impiété donne le frisson à la reine.—Ne soupez pas, seigneur, lui dit elle, ou du moins ne soupez que si les mages l'ordonnent.