Baltazard est bien contrarié de voir que l'indifférence de la reine
Refuse à ses malheurs la moindre déférence.
Mais enfin il cède: il consultera les devins. Hyrcan et Arbate accourent. Secourez-moi, leur crie Baltazard du plus loin qu'il les voit. Dois-je souper ou ne pas souper? Et il a soin d'ajouter, afin de leur dicter leur réponse:
Parlez, et, consolant mon esprit agité,
Songez qu'un jour si beau flatte ma volonté
Les mages ont compris: Seigneur, il faut souper. Telle est leur réponse. Mais l'allégresse du roi est de courte durée. Survient Nitocris, sa mère, qui ne veut pas qu'on soupe.
—Y songez-vous, lui dit-elle,
Insensible à l'État, votre cœur le néglige,
Et vous n'allez au temple, où rien ne vous oblige,
Que pour sacrifier, au gré de vos désirs,